“Changer Padoue en construisant l’avenir”

Il a joué des milliers de matchs, mais celui-ci est complètement différent. Il n’y a pas de ballon à prendre par le bras et même pas de ligne de but à gagner. Il faut convaincre les Padous qu'”un projet alternatif pour les deux grands partis existe”. Lorenzo Innocenti, un ancien joueur de rugby de 34 ans, est le candidat à la mairie de “TornaPadova” et a été le premier à annoncer officiellement la course au Palazzo Moroni.

Lorenzo, quand est née l’idée de ta candidature ?

« Au cours de la période la plus difficile de pandémie, avril 2020. Je lisais un livre de Martin Buber, “The Journey of Man”, et j’ai été confronté à cette phrase : “Où es-tu dans ton monde ?”. J’ai senti que je voulais m’engager publiquement ».

Qu’est-ce qui vous distingue des autres ?

« Nous sommes une véritable liste citoyenne : pas un parti ou un groupe d’intérêt. De plus, nous sommes préparés, concrets et nous avons un projet : atteindre le plus grand consensus possible maintenant, travailler pendant cinq ans et revenir en 2027 avec plus d’expérience ».

Il aura une orientation politique…

«Je suis chrétien et catholique: ma vision de la vie est fortement déterminée par cette identité. TornaPadova est un mouvement local qui se concentre sur les problèmes locaux ».

Que répondez-vous à ceux qui disent que vous avez été proche de Bitonci par le passé ?

« Personnellement, je suis loin des idées et des manières de Bitonci, mais Calenda n’a pas été généreux. C’est un bon conducteur, mais avec un caractère très difficile, ce qui le rend inadapté à une ville délicate comme Padoue. Avec quelques récompenses marginales, je me reconnais dans la vision du Pape François, donc pour moi la Ligue de Salvini et de Bitonci est aux antipodes ».

Quel objectif veut-il atteindre ?

“On vise les 3% pour entrer au conseil municipal sans s’allier à personne.”

Vous avez un père célèbre, président de la Fédération italienne de rugby. Le sport sera-t-il l’une de vos principales voix ?

« Je suis lié à Petrarch et Cus Padova, mais je n’y ai pas fait campagne une seconde. Ce sont des environnements complexes, dans lesquels beaucoup essaient déjà de s’impliquer en politique. Ceux qui me connaissent me feront confiance sans avoir besoin de promesses ou d’échanges ».

À propos du sport : de quoi Padoue a-t-elle besoin pour continuer à grandir ?

«Investir dans un système de le transport- qui relie directement les écoles et les installations sportives. Ensuite, augmentez le nombre de jeunes athlètes. Enfin, investissez dans des implants. Quelque chose a été fait, mais certaines entreprises ont été complètement délaissées. J’invite le Conseiller aux Sports à visiter le terrain de rugby de Cus Padova. Au Cus il y a un beau projet d’agrandissement qui dure depuis des années, qui je pense ne sortira pas pour des raisons politiques ».

Parlons du tramway : êtes-vous pour ou contre la future ligne Vigonza-Rubano ?

Je n’aurais jamais fait ça. Le Translohr est un ancien modèle qui n’est plus disponible. Droit d’investir dans les transports en commun, mais si cela ne tenait qu’à moi je me concentrerais sur des moyens plus innovants. Avec TornaPadova, entre autres, nous avons proposé un système de bateaux à vapeur de style vénitien dans certaines parties du fleuve. Il faut investir, oui, mais depuis Camin vous seriez à la Porte Contarine en 20 minutes, sans problème de stationnement. Ce serait une façon de redécouvrir et d’innover l’identité de Padoue ».

Que feriez-vous de Prandina ?

“Un parking souterrain avec un espace sportif et social en surface”

Que contestez-vous avec cette administration ?

« Je n’aime pas parler des autres, mais je pense qu’il manque une vision large et ambitieuse. Un point Bricoman s’élèvera-t-il à la place du lac de Padoue ? Mes bras sont tombés. Il faut attirer Google, Alphabet, Tesla et pour cela il faut s’ouvrir davantage, s’engager à Venise, Vérone, Bologne, Monaco. Aujourd’hui, le dernier train part Padoue-Venise à 23h30 ».

Que feriez-vous durant votre premier mois en tant que maire ?

« J’allais me présenter et rencontrer tous les responsables et techniciens de la commune. Des rôles clairs, un respect et un respect mutuels sont nécessaires. Et puis j’allais dans les écoles et les universités pour me présenter aux jeunes ».

En cas de second tour entre les deux favoris, vous sentez-vous plus proche de Giordani ou de Peghin ?

«Ce sont des gens agréables et respectables. Sur le plan politique, je ne me sens lié ni à l’un ni à l’autre. Nous laisserions nos supporters libres de voter ».

Un message aux électeurs ?

« Je demande à voter, tout d’abord. Et puis votez en lisant les programmes et en écoutant les candidats parler au moins une fois. Le faire de manière libre en donnant confiance à ceux qui le méritent le plus, pas à ceux qui ont le symbole le plus célèbre à côté d’eux ».

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