Pourquoi les mots blessent (ainsi) ? – Corriere.it

de Danilo di Diodoro

Ne pas reconnaître un besoin, comme celui d’être entendu par le médecin (et pas seulement), provoque un grand inconfort. Maintenant les mécanismes sont connus

Ce sentiment de malaise que l’on ressent lorsque d’autres personnes ont des attitudes et des comportements envers nous qui nous blessent a une base neurobiologique solide. En effet, dans ces situations des zones appartenant aux sphères cognitives, émotionnelles et motrices sont activées dans le cerveau, comme si l’on se préparait d’une manière ou d’une autre à une fuite ou à une attaquecomme si on percevait une menace pour son intégrité psychophysique. Ces réseaux, qui s’activent lorsque le comportement d’autrui altère notre sensibilité, sont aussi ceux qui s’activent lorsque la douleur physique se fait sentir, donc s
Je peux dire que les mots et les attitudes hostiles ou peu favorables peuvent vraiment blesser

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comme en témoigne une étude expérimentale innovante menée par la Fondation Giancarlo Quarta Onlus de Milan, engagée depuis un certain temps dans des études dans ce secteur, considéré comme de plus en plus important dans la relation clinique. L’étude, appelée FIORE 2 (Imagerie Fonctionnelle des Effets de Renforcement), réalisée en collaboration avec l’Université de Padoue et le Padua Neuroscience Center (PNC)† Il fait suite à un précédent procès qu’il a eu mesuré les effets cérébraux d’une communication qui devait plutôt être considérée comme positive et répondant aux attentes et aux besoins des personnes (FIORE1) L’étude FIORE 2 a été réalisée sur des volontaires sains, 30 sujets des deux sexes et âgés de 19 à 33 ans, soumis à des études d’imagerie cérébrale réalisées à l’aide de l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle

Comment les réseaux de neurones sont activés

Les chercheurs se sont penchés sur l’activation de plusieurs réseaux neuronaux tout en les sujets devaient s’identifier à certains dessins animés qui impliquaient des relations sociales caractérisées par des stimuli positifs, neutres ou négatifs† Un exemple est l’image d’une personne montant dans le train avec une valise lourde : la personne derrière elle renifle et n’aide pas (renforcement négatif), reste immobile et attend (posture neutre), sourit et aide à charger la valise (ratification positive) . En plus de passer l’IRM, les volontaires ont rempli deux tests d’évaluation de la personnalité et de l’affectivité : le BFQ – Big Five Questionnaire et le QDF – Questionnaire sur les Frustrations Quotidiennes

Lors d’une exposition à une situation « antisociale », nous avons observé variations de l’activation cérébrale locale et de la connectivité fonctionnelle entre les différentes zonesexplique donc la synchronisation entre les différentes régions du cerveau Fabio Sambataro du Département de neurosciences de l’Université de Padoue. En particulier, le gyrus temporal supérieur, les aires visuelles secondaires, les aires motrices, le thalamus et le cortex dorsomédian préfrontal sont plus activés, tandis que la connectivité entre les régions temporelles diminuec’est-à-dire que celle des régions motrices et préfrontales augmente avec les régions post-centrales, insula et cingulaire antérieur.

Reconnaissance des comportements antisociaux

un phénomène complexe, mais il peut être schématiquement classé selon un ordre temporel. On peut reconnaître différentes phases correspondant au recrutement de circuits spécifiques, ajoute Sambataro. Tout d’abord, la “reconnaissance de la situation d’interaction sociale” se fait par le cortex temporal supérieur, qui appartient au circuit de la théorie de l’esprit, la capacité de comprendre le comportement des autres. La “réponse affective négative” suitdans lequel les structures du système limbique et celles du thalamus s’activent et changent leur connectivité avec le circuit de saillance – c’est-à-dire de l’importance attachée à l’événement – de la douleur, mais aussi celui de la réponse motrice. Enfin, la “réponse de contrôle de l’activité motrice” est activée: Le cortex préfrontal contrôle l’activité du cortex moteur lui-même et peut inhiber le comportement impulsif.

Réponse immédiate

Ne pas reconnaître les besoins d’une personne signifie donc : une véritable violation du rapport socialun phénomène encore plus clair et plus important que cette relation entre médecin et patient. Le résultat est une réponse immédiate qui est émotionnelle, psychologique et physiqueavec l’activation d’un système d’alarme majeur, qui comprend un circuit neuronal similaire à celui de la douleur physique, dit Sambataro. Si le décalage entre le besoin et la réponse persiste, la relation peut perdre son sens et même saper l’estime de soi. rendant la relation elle-même inutile, voire carrément nuisible. Le médecin doit toujours trouver le temps et les moyens d’écouter le patient avec ses espaces et ses temps, et d’accueillir son besoin d’empathie et de reconnaissance, pour assurer une relation véritablement thérapeutique.

Les effets positifs

Un classique recherche sur les effets positifs que peut avoir une communication correcte et prudente avec les patients qui sont en route vers la période difficile de la fin de vie et avec leurs familles qui il y a quelques années dans le Journal de médecine de la Nouvelle-Angleterre par un groupe de chercheurs dirigé par Alexandre Lautretteanesthésiste-ventilateur du Centre Jean Perrin à Clermont-Ferrand (France). L’étude, un essai randomisé et contrôlé, a montré qu’une approche proactive et attentive de la communication avec les patients et leurs proches peut réduire les symptômes d’anxiété et de dépression chez ces derniers. ainsi que le risque de développer un trouble de stress post-traumatique après le décès de leur proche. Les proches du groupe dans lequel la modalité de communication structurée a été insérée expérimentalement ont eu plus d’occasions de discuter des souhaits du patient et des choix difficiles qu’il a faits, d’exprimer leurs émotions, de déculpabiliser et de comprendre les objectifs du guérisseur, pas toujours immédiatement compréhensibles.

7 juin 2022 (changement 7 juin 2022 | 11:22)

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