“Le vent des souvenirs – poèmes”

“Le vent des souvenirs – poèmes”

Auteur : Maria Giuseppina Cavanna

Editeur : Libreria Internazionale Romagnosi

Pages : 88

Format : broché 13×20 cm

Série : Poésie

Année de sortie 2022

Prix ​​: 12,00 €

Le fil conducteur de ce recueil de poèmes est la mémoire. Chacun de nous possède un album de souvenirs qui s’enrichit d’année en année d’une concentration d’images liées à la fois au chapitre de l’affection et des amitiés et à celui de l’environnement qui nous entoure. Parfois, le désir de rendre visible cette archive mentale incite les personnes (jeunes et moins jeunes) à revêtir les habits de poètes et de conteurs, témoignant ainsi et communiquant avec du papier et un stylo ou avec le clavier électronique les “Mémoires à retenir”.

Ainsi en va-t-il pour l’auteur de ce livre qui, avec la puissance de la poésie, décrit des lieux, des situations et des êtres aimés depuis l’enfance “cette période particulière de notre vie qui nous semble la plus heureuse, la période insouciante, la période enchantée, que le flux inexorable des jours représente l’impossibilité de retrouver le bonheur de ces années : le présent ne conviendra jamais au passé ».

La mémoire ne fait pas seulement partie de notre vie, mais c’est notre propre vie, car nous sommes notre passé : une série d’expériences, d’émotions, de perceptions qui constituent le tissu de notre identité, sont l’expression de ce que nous vivons, mais aussi de ce que nous avons vécu : représentation mentale du bonheur, de la beauté, de la joie, de la sérénité, mais aussi de la tristesse, de la douleur, de la déception, de la nostalgie et du regret. Des sentiments exprimés avec sensibilité, profondeur et équilibre, une palette d’émotions et de sens représentés par l’écrit : tout cela est « Le vent des souvenirs ».

L’AUTEUR

Maria Giuseppina Cavanna est née à Bruzzetti di Groppallo, un petit hameau de montagne de la commune de Farini en juillet 1966. Dans ce petit village des Apennins, elle a passé ses 10 premières années. Plus tard, la famille a déménagé à Podenzano. Après l’université, il a aidé ses parents à gérer la petite ferme familiale jusqu’à l’âge de 48 ans. Plus tard et travaillant toujours comme ouvrier agricole. Il aime les longues promenades à la campagne ou à la montagne, écouter de la musique, lire.

– Dans ses notes biographiques on peut lire l’affection pour les poètes Emily Dickinson, Alda Merini ainsi que Giacomo Leopardi et Giovanni Pascoli, poètes qui expriment des visions contrastées du monde….

J’aime Alda Merini parce que sa poésie montre le courage et la force intérieure extraordinaire qui ont caractérisé sa vie. L’approche du Seigneur et de la foi est exprimée dans son livre intitulé : corps d’amourune rencontre avec Jésus. Alda Merini a déclaré : “Tout le monde se demande comment écrire un livre : on se rapproche de Dieu et on dit : ‘Frétilisez mon esprit, mettez-vous dans mon cœur et éloignez-moi des autres, kidnappez-moi’. C’est ainsi que naissent les livres, c’est ainsi que les poètes sont nés.” Je partage sa pensée : “La poésie est un pouvoir né en moi. J’aurais pu être fou ou comptable et mon poème serait sorti de toute façon.” La poésie pour Alda Merini surmonte la solitude et aide à trouver la rédemption quoique temporaire et partielle.

J’aime les descriptions précises d’Emily Dickinson, précises dans le détail, et à travers lesquelles la poétesse n’exprime pas une simple réalité objective, mais sa perception et sa propre manière d’être. Dans son poème, l’auteur crée une relation d’opposés : amour-mort ; nature magique-nature destructrice; quotidien-éternel ; égocentrisme-altruisme. J’admire Dickinson parce qu’elle a su vivre uniquement de poésie et s’exiler dans une chambre de la maison paternelle.

J’aime l’attachement de Giovanni Pascoli à la famille, qu’il a tenté de restaurer après plusieurs deuils familiaux qui ont ravagé son adolescence. J’apprécie la poétique de l’enfant, dans laquelle il affirme qu’il y a caché en chacun de nous une part enfantine que les hommes étouffent et se taisent en grandissant. Le poète, au contraire, libère l’enfant qu’il porte en lui, le libère pour observer le monde : ce n’est qu’ainsi qu’il peut pénétrer le mystère des choses et saisir les aspects les plus vrais et les plus profonds de la réalité complexe qui l’entoure. .

Et j’aime le pouvoir d’espoir et de rêve de Leopardi dans la mer de son pessimisme. On ne peut pas séparer le cœur de l’espoir. La beauté des rêves se ressent, se lamente et s’affirme, malgré les croyances de la raison et les expériences de la vie. Selon Leopardi, chacun de nous a fait un monde intime de pensées et de sentiments profonds, un royaume inviolable. Et dans chaque âme il y a un monde, un monde très précieux, précaire, innocent, en danger : gardé par nos souvenirs et nos regrets. Pour tous ces thèmes et raisons, les quatre poètes cités sont ceux qui ont le plus influencé ma façon d’écrire et surtout ma vision de la réalité.

– Les compositions de ce recueil couvrent une plus longue période de temps, comme la motivation qui l’a conduite à la presse et celle au choix des deux images de couverture..

La raison qui m’a poussé à écrire Le vent des souvenirs c’est que j’ai voulu capter avec des mots les sentiments que j’ai vécus durant ces années, de l’enfance à l’âge adulte. J’ai écrit les poèmes du recueil sur une trentaine d’années avec des pauses diverses, voire quatre ou cinq ans. Je les ai écrites presque immédiatement, ressentant un fort désir de me souvenir des images lumineuses dans ma tête et mon cœur. Sur le chemin sombre et triste de la vie brillent les images lumineuses de la terre, la beauté de la nature, l’amour de nos vies, nos proches, l’espoir, les souvenirs affectueux et poignants. J’ai essayé d’exprimer ce que je ressentais dans mon âme.

J’ai choisi comme couverture du livre la photo de mes parents le jour de leur mariage, qui a eu lieu le 27 décembre 1958 dans l’église paroissiale de Groppallo dans la commune de Farini. Je l’ai choisi pour rendre hommage à ceux qui m’ont donné la vie. Heureux d’être nés de l’amour qui les unissait. L’amour est un pacte inviolable de respect mutuel et d’attachement inconditionnel. Cet amour plein de joie, malgré les difficultés et les problèmes, ce lien éternel de dévouement absolu et plein d’affection a duré toute leur vie.

La deuxième photo me montre sur un tracteur. C’est lié à ma vie professionnelle car après mes études j’ai toujours travaillé sur la ferme de mes parents et partagé toute ma vie avec eux. Depuis l’enfance, j’ai toujours aidé dans les travaux de la terre. Je me souviens des gerbes tentaculaires et de l’herbe parfumée lorsqu’elle était encore ratissée à la main. Mon attachement à la terre n’a jamais changé, tout comme l’émerveillement d’admirer la nature sous tous ses aspects, dans ses phénomènes magiques comme un arc-en-ciel ou terribles comme une forte tempête ou un ouragan. Comme la vie est.

– Signalez un de vos poèmes à nos lecteurs…

LES JOURS PASSERONT

Les jours passeront,

inexorablement, change.

Toi aussi tu passes

avec ton pas léger

d’une gazelle effrayée.

cet amour,

trop fort pour nous,

trop grand pour être porté,

ça nous brise le coeur

en mille flocons colorés.

Comme des confettis printaniers

mon âme sourira,

pensera à toi, rien qu’à toi,

éternel, immortel

seul gardien de mon cœur.

Et chaque jour,

implacable, hautain,

sera cette nuit

de la danse des papillons,

des étoiles de luciole

dans mes yeux d’amour,

dans tes yeux attachés

à mon cœur

par côté invisible.

Le temps passe

mais ça revient toujours

jusqu’à ce jour immortel,

à ce champ de coquelicots.

A mon rêve de toi,

seulement vous.

Comme dans d’autres poèmes, même dans ce poème il y a le pouvoir de se souvenir, l’impossibilité d’oublier. Cet énorme pouvoir de la mémoire se heurte à la réalité, l’être aimé n’est plus physiquement présent, mais l’âme sourira quand même quand elle y pensera et le sentira proche malgré la distance, l’envisageant comme un gardien, un gardien éternel et immortel du cœur, empêchant tout accès. †

Dans ce poème, la prise de conscience revient que les espoirs et les rêves sont des esprits vains, des tromperies sans signification, mais de ces esprits que nous chantons dans chaque verset de beauté et de douceur, malgré la connaissance qu’ils ne reviendront jamais. Si la raison révèle en réalité la vanité de toute illusion, le souvenir de ces rêves fait encore battre le cœur. Dans cette victoire constante du cœur sur la raison, dans cette capacité à garder intactes la naïveté et la puissance des sentiments dans l’âme, à retrouver la jeunesse et l’espoir malgré des conclusions impitoyables, dans cette émotion réside précisément la puissance du je me souviens de moi qui, malgré au fil des ans, il ramène à ce jour immortel, à ce champ de coquelicots, à ce rêve lointain.

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