Soldini, l’innovateur pionnier : “Mon incroyable monde de la voile”

Pionnier et héros. Innovateur, mais ardent défenseur de l’environnement. Parmi les inventeurs de la voile en solitaire et aujourd’hui “capitaine” d’équipes qui vont faire émerger une nouvelle génération. La Vie de Giovanni Soldini est un roman aux mille visages, ponctuellement marqué par des pierres angulaires insurmontables : l’exploration, l’amour de l’aventure, mais surtout le dévouement aux autres et l’engagement absolu envers la nature et sa protection. Il a parcouru les mers du monde entier, battant des records et des premières et remportant les plus hautes distinctions d’Italie, de France et des États-Unis, non seulement pour des exploits sportifs légendaires, mais aussi pour de célèbres sauvetages en mer. Hier, le marin milanais de 56 ans a fait escale à Bari, chez le concessionnaire Radicci, en témoignage à Maserati du nouveau SUV « Grecale ». L’occasion est propice pour dévoiler les nouveaux projets en synergie avec la marque italienne historique, mais aussi pour analyser comment la mer évolue et le rôle que les Pouilles pourront jouer en faveur de la voile.

Giovanni Soldini, la collaboration avec Maserati se rapproche : quelles sont les pierres angulaires d’un mariage aussi heureux ?
« Depuis 2016, nous avons lancé un projet qui nous a amené à construire des coques capables de faire de grandes choses. Nous avons développé l’idée de les faire voler au-dessus des vagues et de faire deux tours du monde. Nous voulons continuer à innover et suivre des voies non encore explorées qui peuvent non seulement allier performance sportive, mais aussi mettre en œuvre la protection de la mer et sa survie à un moment critique ».

Sur quels détails voulez-vous insister ?
«Nous développons une unité de contrôle qui analyse la qualité de l’eau. Nous prévoyons un autre voyage autour du monde : dans de nombreux kilomètres, nous aurions l’occasion de mener une étude approfondie qui soutient vraiment la science. Le deuxième principe est de passer au « tout électrique », en éteignant presque complètement les moteurs pour que la voile reste un sport propre ».

Comment évaluez-vous la situation globale des mers à cet égard ?
“Sérieusement, nous sommes peut-être proches du point de non-retour. Le réchauffement climatique, pour ne citer que l’exemple le plus notable, est un fait en constante évolution. Mais nous ne pouvons pas penser que c’est une catastrophe injustifiée. La plupart des effets secondaires dépendent de notre comportement, nous ne pouvons que saisir l’opportunité d’inverser une tendance mortelle en prenant des précautions flagrantes, comme limiter l’utilisation des carburants ou bien éliminer les déchets ».

Vous, pionnier de la voile en solitaire, coordonnez désormais des équipes : comment vivez-vous un changement aussi radical ?
« J’ai choisi la navigation en solitaire parce que c’était à l’avant-garde à l’époque, mais maintenant avec Maserati il ​​y a une volonté de découvrir de nouvelles technologies qui peuvent améliorer la qualité de la navigation. Travailler en équipe est vraiment stimulant et j’ai la chance d’être confronté à des acteurs de classe mondiale dans le secteur : parmi ceux qui ont participé à la Coupe de l’America ou aux régates les plus exigeantes sur la scène mondiale ».

Comment les Pouilles sont-elles vues dans l’imaginaire de ceux qui connaissent la mer ?
«Comme l’un des plus beaux endroits du monde car la mer caractérise sa vie. De plus, Bari a une excellence telle que le Sailing Club, qui est parmi les réalités les plus récompensées d’Italie. Il y a toutes les conditions pour des projets impliquant de plus en plus de jeunes ».

Quels conseils donneriez-vous à la nouvelle génération qui aborde la voile ?
« Pour suivre leur passion. La mer peut être un plaisir sain ou un cri imparable. Ici, dans ce dernier cas, il est juste d’investir en soi. Par exemple, mes enfants adorent la mer, ils peuvent conduire des bateaux, certains d’entre eux peuvent être skippers pendant la saison estivale. Mais je ne peux pas dire qu’ils aient le même transport que moi : pour eux c’est un plaisir, mais je pense vraiment que dans la vie ils vont se consacrer à autre chose ».

Redémarrer aussi son monde malgré la pandémie : combien le Covid a-t-il eu d’impact ?

«Nous parlons d’un ennemi qui a arrêté le monde, bien sûr aussi annulé nos idées pendant des mois. Voici un des exemples qui nous rappelle comment la nature peut se rebeller contre notre méchanceté. Malheureusement, nous devons trouver un moyen de faire face à cette situation et essayer de la limiter au maximum. Ce qui est inacceptable en revanche, c’est la guerre : j’avoue que c’est un sujet devenu d’actualité à mesure que les conflits touchent l’Europe et qu’on les sent plus proches. Mais toute guerre est une défaite pour l’homme. Pourtant, la mer nous apprend à nous élever, même quand tout semble perdu : ici, nous ne pouvons pas cesser de nous battre pour notre planète ».

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