Les enfants en prison en Toscane sont pris en charge dans des maisons familiales

Le projet de la région qui accueillera trois mères détenues dans des maisons familiales de la commune de Florence au cours des deux prochaines années est en cours

FLORENCE – Plus d’enfants en prison. Le projet expérimental promu par la région de Toscane, avec la municipalité de Florence, va dans ce sens, une action systémique qui permettra à certains enfants, enfants de mères incarcérées, de passer leur enfance dans des foyers d’accueil ou des internats et non plus dans une prison.
La nouveauté sera testée en Toscane grâce aux ressources spécifiques allouées par le ministère de la Justice et destinées aux régions pour des projets de prise en charge résidentielle des mères détenues avec leurs enfants.
Le projet, à forte fonction de prévention, se développera sur les deux prochaines années et pourra impliquer trois familles de mères avec de jeunes enfants en prison (une en 2022 et deux en 2023).

Il n’y a actuellement aucun cas de ce type en Toscane, mais en Italie, il y a aujourd’hui 21 garçons ou filles de moins de six ans qui vivent avec leur mère en prison. En février 2020, il y en avait même 59, une réduction largement déterminée par l’urgence Covid qui a imposé davantage de recours à des mesures alternatives.
Le “Projet expérimental d’accompagnement de la parentalité incarcérée” s’inscrit dans un cadre réglementaire national évolutif, mais il se concentre certainement sur l’initiative toscane : en effet, un projet de loi a été récemment voté par la Chambre des députés à une très large majorité qui retient les mères qui ont un enfant jusqu’à l’âge de 6 ans doit être placé dans des foyers familiaux protégés.

« Les garçons et les filles en prison ne sont pas obligés d’y rester. Ce projet est une avancée importante dans le respect de leurs droits ; et en même temps promouvoir la restauration du réseau de relations familiales en fonction du développement équilibré du mineur, des parcours d’autonomie des mères, de leur réinsertion sociale “- a souligné la conseillère régionale pour la politique sociale Serena Spinelli.
« Il n’y a aucune justification – a-t-il poursuivi – pour qu’un garçon ou une fille passe son enfance derrière les barreaux ; c’est une situation injuste et punitive qui a des conséquences négatives pour l’avenir, avec une incidence plus élevée de décrochage scolaire, d’enfants illégaux, de manque de travail et de problèmes sociaux. Ce projet vise donc à garantir un environnement de croissance plus adapté et, grâce à la synergie entre les différentes thématiques institutionnelles, les services sociaux et le tiers secteur, un instrument de protection sociale avec accompagnement et accompagnement de la relation parentale ».

“Il s’agit d’un projet expérimental en collaboration avec la région – a déclaré la conseillère pour le bien-être de la municipalité de Florence Sara Funaro – qui nous permettra d’apporter une réponse supplémentaire à la question de la parentalité en prison. Les enfants ont le droit de grandir dans un environnement adapté à leur âge et non en confinement. Nous voulons les protéger et leur assurer un avenir apaisé et équilibré. Les expérimentations vont durer quelques années et pendant cette période nous essaierons de comprendre les différents besoins puis de voir comment nous aller de l’avant”.
La planification proposée par la région de Toscane est conçue comme une action systémique, liée et liée aux voies de prévention, de promotion et de protection des droits des mineurs et des familles développées dans toutes les zones territoriales.
Le projet implique la municipalité de Florence, qui mènera les actions : la municipalité abrite la section des femmes du complexe pénitentiaire de Sollicciano, ce qui favorise la possibilité d’expérimenter ces voies. Mais en plus de cette coopération institutionnelle, de nombreux sujets participeront au projet : les services sociaux et de santé territoriaux, les autorités judiciaires, l’UEPE (Service extérieur de répression pénale), la coordination régionale des entités du tiers secteur gérant des structures d’accueil pour mineurs et parents avec enfants appelés “Pollicino”, les garants des droits des prisonniers.

En particulier, le projet prévoit immédiatement la mise en place d’un groupe de travail intégré coordonné au niveau territorial par la Municipalité de Florence ; puis l’identification des structures correspondant aux expérimentations de la vaste zone centrale de la Toscane, la cartographie des structures de l’ensemble du territoire régional avec une demande de disponibilité à travers une manifestation d’intérêt émise par la Municipalité de Florence ; le lancement de l’activité de formation multidisciplinaire pour les professionnels impliqués dans la prise en charge et l’accompagnement des dyades mère/père-enfant, réalisée par la Municipalité de Florence en collaboration avec le Centre Régional de Documentation de l’Enfance et de l’Adolescence.
Objectif à développer au cours du projet pilote : élaborer une proposition de lignes directrices régionales pour la prise en charge des parents en prison avec enfants.

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