“La maternité de substitution est inhumaine”, la réponse au pape d’Ombrie avec une demande d’audience privée // Umbria24.it

Roki comme le titre de son livre, Roki comme l’esprit combatif qui la distingue, Roki comme l’abréviation du syndrome dont elle souffre et pour lequel elle est née sans utérus. Elle pourrait, avec son mari, avoir son propre enfant, si une femme le portait dans son ventre à sa place, mais dans son pays c’est interdit par la loi. La fille Roki en question est Maria Sole Giardini, une employée de Ombrie24 et conseillère de l’association Luca Coscioni, qui a fait à plusieurs reprises la une des journaux nationaux pour son combat pour que la maternité de substitution soit un droit civil légalement reconnu en Italie. Après avoir été confronté à plusieurs reprises, voire face à face, avec divers hommes politiques qui s’opposent à cette pratique, c’est cette fois le pape François qui répond. Le pape a qualifié cette pratique d’« inhumaine, portant atteinte à la dignité des hommes et des femmes. Presque toujours les femmes pauvres sont elles-mêmes – a-t-il ajouté – exploitées et les enfants sont traités comme des marchandises »L’homme de 37 ans de Terni répond : « Non, Saint-Père, il n’y a jamais d’exploitation là où il y a amour et solidarité. La véritable exploitation se produit lorsque vous devez payer aux autorités internationales jusqu’à 50 000 euros pour adopter un enfant.”

Le pape François condamne la gestation pour autrui Préoccupé par la baisse de la natalité, « un hiver démographique très sévère », le pape François prévient « une Europe vieillissante qui n’est pas générative est une Europe qui ne peut pas se permettre de parler de durabilité et qui a de plus en plus de mal à être solidaire ». Ainsi revient-il à la famille fondée sur le mariage et l’amour mutuel entre l’homme et la femme comme « reflet de l’amour absolu et indéfectible dont Dieu aime l’homme, destiné à être fécond et accompli dans l’œuvre commune de l’ordre social et de la tutelle de la création ». Dans le même temps, il condamne la pratique de la location de l’utérus, autorisée dans de nombreux pays du monde mais interdite par la loi 40 dans le coffre ; la femme de 37 ans de Terni, qui mène depuis des années une campagne de sensibilisation sur ce sujet, pour elle-même et pour des milliers et des milliers d’autres femmes qui, pour toutes sortes de raisons, ne peuvent pas mener à bien une grossesse , n’hésitez pas avoir votre mot à dire.

Maria Sole répond au Vatican “Son Excellence le Pape François, je m’appelle Maria Sole et avec mon mari, nous souhaitons depuis de nombreuses années devenir parents et accueillir et aimer une nouvelle vie, mais je suis né sans utérus. La science nous permettrait de donner naissance à notre enfant, mais seulement avec l’aide d’une autre femme pour vivre la grossesse à ma place. Oui, Pape François, je parle vraiment de la maternité de substitution ou, d’un utérus loué ou d’une “pratique inhumaine”, comme il l’appelait. Mais voyez-vous, Saint-Père, la réalité est bien différente, pour d’autres la grossesse sans restriction et sans paiement d’argent, sans ‘loyer’ est un beau geste que certaines femmes font pour aider les autres en permettant le plus grand don de l’humanité : donner la vie. Pouvez-vous me dire quel mal c’est qu’un ami porte mon mari et le mien à ma place et que cet enfant soit aimé dès le premier instant de sa conception ? Pouvez-vous me dire quel mal c’est si cette femme n’est pas forcée de faire quelque chose qu’elle ne veut pas faire et restera toujours dans la vie de cet être ? Pouvez-vous me dire quel mal c’est d’aider les autres et de donner sa vie ? La première femme qui a voulu nous aider à accoucher était ma mère, mais si vous avez eu une embolie pulmonaire massive et que vous avez plus de 50 ans, aucun médecin ne vous permettra de tomber enceinte. Une mère qui aide sa fille est-elle une femme exploitée ? Non, Saint-Père, il n’y a jamais d’exploitation là où il y a amour et solidarité, la véritable exploitation a lieu quand il faut payer jusqu’à 50 000 euros à des organismes internationaux pour adopter un enfant. La véritable exploitation, c’est quand les couples doivent attendre des années et des années pour une adoption sans leur dire la vérité et c’est-à-dire qu’heureusement en Italie il n’y a pas d’enfants en état d’abandon. Au fil des ans, j’ai recueilli des centaines d’histoires sur des femmes qui ont eu un cancer, des maladies débilitantes et même des femmes enceintes que j’aimerais raconter en audience privée pour leur faire comprendre combien de mensonges on leur a racontés au fil des ans.”

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