De Suisse avec amour… pour le pit bike

Rencontre avec Mathieu Bessard qui participe au Cnv MotoAsi et à la Motosport Cup

Mathieu Bessard est un coureur suisse qui participe aux compétitions italiennes dédiées aux pit bikes. Dans la course finale du Nord sélectif du Cnv MotoAsi La catégorie Over S1, disputée à Crémone, est arrivée deuxième derrière Yulien Vitali, le battant de seulement trois millièmes. Au lieu de cela, il a remporté le deuxième tour du Coupe du sport automobile tenue sur la Pista Azzurra de Borgo Ticino. Nous avons appris à le connaître un peu mieux.

Suisse, pas d’itinéraires de pit bike

Mathieu Bessard. Photo de couverture par Stefania Pighin.

Mathieu, pourquoi un Suisse vient-il en Italie pour faire du pit bike ? N’y a-t-il pas de courses dans la Confédération suisse? « Tout d’abord, il n’y a aucune indication. Il y a un championnat, mais le niveau est bas : ça s’appelle le Mini Bike Championship. Il est national, mais faute de pistes il roule aussi en Italie, en France et en Suisse… dans des parkings. De toute évidence, une telle situation ne facilite pas la croissance de bons pilotes, qu’il s’agisse de pit bikes ou d’autres types de motos. Il suffit de penser que j’ai participé à une course de ce championnat suisse et qu’en dix minutes de course j’ai donné un tour au champion national. Comme vous pouvez le voir, le niveau n’est pas terrible. Au lieu de cela, j’aime courir en Italie où le niveau est élevé ».

Est-il possible qu’il n’y ait pas de circuits disponibles dans la Confédération ? “Il y en a un, mais il n’est utilisé que pour les essais de voitures et de motos et il n’y a pas de courses. Ensuite, il y a une piste de kart indoor, mais sur cette piste les pit bikes ne sont autorisés à rouler qu’une fois par semaine, le lundi soir ».

Les difficultés des pilotes suisses

Dans une telle situation, il est difficile pour de nombreux motards de sortir sur de petites roues ou sur de grandes roues. « Dans mon pays, je ne pense pas qu’il y ait une focalisation générale sur le sport automobile. Les paramètres ne vous aideront pas. J’ai l’impression que les motos ne les aiment pas car elles sont considérées comme polluantes et bruyantes. Il semble plutôt obstrué. Par exemple, si je devais participer à une compétition étrangère organisée par une fédération nationale, je devrais payer une licence journalière pour chaque course de 200 francs suisses, (environ 195 euros, etc.† Ce n’est pas le cas du Cnv MotoAsi ou de la Motosport Cup où je cours avec une licence italienne et où seul un certificat est requis montrant que vous êtes capable de pratiquer ce sport”.

Pit bike pour la passion

Bessard vient de Martigny, une petite ville du canton du Valais et est responsable d’une entreprise qui vend des motos (il est un concessionnaire officiel Kawasaki) et qui possède également un atelier interne. Il vend également les pit bikes de Pbs, la célèbre marque Asti que nos lecteurs connaissent déjà. « En Motosport Cup et en Cnv MotoAsi je roule sur leurs pit bikes – précise Mathieu – Ils me soutiennent dans mon effort sportif et j’essaie de préparer la moto à ma façon. Je le développe, c’est-à-dire que j’essaie de l’adapter à mon style de conduite et à mon poids, car je mesure 187 centimètres et pèse quatre-vingts kilos.”

Existe-t-il un marché pour les pit bikes en Suisse ? « Le marché n’est pas très développé. On revient toujours sur la question du manque de pistes. Évidemment, ça va être pénible d’utiliser un pit bike. Je m’en occupe par passion, mais les demandes ne sont pas nombreuses”.

Le vélo, une affaire de physique et de mécanique

Quand avez-vous commencé la “réparation” du vélo ? “Je viens d’obtenir mon permis de cyclomoteur quand j’avais 12 ans. Et puis je suis immédiatement tombé amoureux de la mécanique. J’aime vraiment développer le médium, le comprendre et l’utiliser au maximum. Participer à des compétitions m’aide dans mon développement. L’apprentissage continu me donne satisfaction. Tout est lié à la mécanique et à la physique et j’aime beaucoup ce truc ».

Quand êtes-vous monté sur un pit bike pour la première fois ? « En 2020, très récemment. J’ai commencé par participer au championnat de scooter organisé par Polini. Il y a quelques années, j’ai remporté le championnat de scooter organisé par Cnv MotoAsi. Dans la Motosport Cup, j’ai remporté les championnats de scooter et de pit bike. En gros, après une course, j’ai changé de vélo et je suis parti dans l’autre ».

Gagner? J’aimerais bien mais…

Urca… tu as dû être très entraîné. “Il pleut beaucoup. Peut-être que je ne suis pas très rapide, mais j’essaie toujours d’être à 100%, pour moi comme pour la moto. Au final, si je gagne, c’est parce que tout le “package” est en place” .

Penses-tu pouvoir remporter l’un des deux championnats auxquels tu participes ? « Pendant cette période, je suis tellement occupé par le travail que je ne sais même pas si je pourrai participer à toutes les courses ! J’exclurais de gagner le Cnv MotoAsi parce que je n’étais pas là dans le premier tour et, dans le deuxième, dans la course 1, j’ai chuté et je n’ai pas récolté de points. En Motosport Cup, un championnat parfait pour ceux qui veulent débuter avec des pit bikes, je pourrais peut-être le faire, mais je dois être sûr que je serai toujours là.”

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