“Le temps n’a pas effacé notre douleur pour l’Ukraine”

« La pensée de la population ukrainienne ravagée par la guerre est toujours dans mon cœur. Le passage du temps ne calme pas notre douleur et notre inquiétude pour ces personnes battues. Ne vous habituez pas à cette tragique réalité ! Nous l’avons toujours dans nos cœurs. Prions et luttons pour la paix ». Le pape François après avoir récité l’Angélus. Le pape a exprimé sa profonde tristesse face au report du voyage au Congo et au Soudan du Sud : « Je veux m’adresser au peuple et aux autorités de la République démocratique du Congo et du Soudan du Sud. Chers amis, à grand regret, suite à des problèmes de jambes, j’ai dû reporter ma visite dans vos pays prévue pour les premiers jours de juillet. Je suis vraiment désolé de devoir reporter ce voyage, qui me tient beaucoup à cœur. Je m’excuse pour cela. Prions ensemble pour qu’avec l’aide de Dieu et les soins médicaux, je puisse vous rejoindre au plus vite. Nous lui faisons entièrement confiance ! † Voici le texte intégral de l’Angélus.

Chers frères et sœurs, bonjour et bon dimanche !

Aujourd’hui est la solennité de la Très Sainte Trinité, et dans l’Évangile de la célébration, Jésus nous présente les deux autres Personnes divines, le Père et le Saint-Esprit. Il dit de l’Esprit: «Il ne parlera pas de lui-même, mais il prendra ce qui est à moi et vous le fera connaître». Et puis, parlant du Père, il dit : « Tout ce que le Père a est à moi » (Jon 16.14-15). Notons que le Saint-Esprit parle, mais pas de lui-même : annonce Jésus et révèle le Père† Et nous remarquons aussi que le Père, qui possède tout, parce qu’il est à l’origine de tout, donne au Fils tout ce qu’il possède : il ne garde rien pour lui et il se donne entièrement au Fils† C’est-à-dire que le Saint-Esprit ne parle pas de lui-même, il parle de Jésus, il parle des autres. Et le Père ne se donne pas, il donne le Fils. C’est une générosité ouverte, l’une ouverte à l’autre.

Et maintenant regardons-nous, de quoi ? parlons et quoi on possède† Lorsque nous parlons, nous voulons toujours que les gens parlent de nous en bien et souvent nous ne parlons que de nous et de ce que nous faisons. À quelle fréquence! “J’ai fait ceci, cet autre…”, “J’ai eu ce problème…”. C’est comme ça qu’on parle toujours. Quelle différence entre le Saint-Esprit, qui parle en annonçant les autres, et le Père le Fils ! Et, à propos de quoi ? on possèdequ’on l’envie et qu’il est difficile de le partager avec les autres, même ceux qui n’ont pas le nécessaire ! En paroles c’est facile, mais en pratique c’est très difficile.

Voilà donc que célébrer la Sainte Trinité n’est pas tant un exercice théologique qu’une révolution dans notre mode de vie. Dieu, en qui chaque Personne vit pour l’autre en relation continue, en relation continue, non pour soi, nous laisse vivre avec les autres et pour les autres. Ouvert. Aujourd’hui, nous pouvons nous demander si notre vie reflète le Dieu auquel nous croyons : moi qui professe la foi en Dieu le Père et le Fils et le Saint-Esprit, je crois vraiment que j’ai besoin des autres pour vivre, je dois me donner aux autres, je doit servir les autres? Est-ce que je le confirme par des mots ou est-ce que je le confirme par la vie ?

Le Dieu trinitaire et unique, chers frères et sœurs, doit se manifester ainsi, avec des actes plutôt qu’avec des paroles. Dieu, qui est l’auteur de la vie, se transmet moins par les livres que par le témoignage de la vie. Celui qui, comme l’écrit l’évangéliste Jean :est amour” (1 Jean 4:16), se révèle par l’amour. Pensons aux personnes bonnes, généreuses, douces que nous avons rencontrées : en se souvenant de leur façon de penser et d’agir, nous pouvons avoir une petite réflexion sur Dieu-Amour. Et que signifie aimer ? Non seulement aimer et faire le bien, mais surtout accueillir à la racine, s’ouvrir aux autres, faire de la place aux autres, donner de la place aux autres. Cela signifie aimer, à la racine.

Pour mieux le comprendre, pensons aux noms des Personnes divines, que nous prononçons chaque fois que nous faisons le signe de croix : dans chaque nom est la présence de l’autre. Par exemple, le Père ne serait pas ainsi sans le Fils ; de même aussi le Fils ne peut être considéré seul, mais toujours comme le Fils du Père. Et le Saint-Esprit, à son tour, est l’Esprit du Père et du Fils. Bref, la Trinité nous enseigne que l’un ne peut jamais vivre sans l’autre. Nous ne sommes pas des îles, nous sommes dans le monde pour vivre à l’image de Dieu : ouverts, ayant besoin des autres et aidant les autres. Alors posons-nous cette dernière question : suis-je moi aussi un reflet de la Trinité au quotidien ? Le signe de croix que je fais tous les jours – Père et Fils et Saint-Esprit -, ce signe de croix que nous faisons chaque jour, reste-t-il un geste en soi ou inspire-t-il ma façon de parler, de rencontrer, de réagir, de juger, de pardonner ?

Que Notre-Dame, fille du Père, mère du Fils et épouse de l’Esprit, nous aide à accueillir et à témoigner dans nos vies le mystère du Dieu-Amour.

Après l’Angélus

Chers frères et sœurs !

Hier à Breslau, en Pologne, Sœur Pasqualina Jahn et neuf sœurs martyres de la Congrégation des Sœurs de Sainte-Élisabeth ont été béatifiées, tuées à la fin de la Seconde Guerre mondiale dans un contexte hostile à la foi chrétienne. Ces dix religieuses, bien que conscientes du danger auquel elles sont confrontées, restent proches des personnes âgées et des malades dont elles s’occupent. Puisse leur exemple de fidélité au Christ nous aider tous, en particulier les chrétiens persécutés dans différentes parties du monde, à témoigner de l’évangile avec courage. Une salve d’applaudissements pour la nouvelle Beate !

Et maintenant, je veux m’adresser au peuple et aux autorités de la République démocratique du Congo et du Soudan du Sud. Chers amis, à grand regret, suite à des problèmes de jambes, j’ai dû reporter ma visite dans vos pays prévue pour les premiers jours de juillet. Je suis vraiment désolé de devoir reporter ce voyage, qui me tient beaucoup à cœur. Je m’excuse pour cela. Prions ensemble pour qu’avec l’aide de Dieu et les soins médicaux, je puisse vous rejoindre au plus vite. Nous sommes convaincus !

Aujourd’hui, c’est la Journée mondiale contre le travail des enfants. Travaillons tous dur pour éradiquer ce fléau afin qu’aucun garçon ou fille ne soit privé de ses droits fondamentaux et contraint ou forcé à travailler. Celle des mineurs exploités pour le travail est une réalité dramatique qui nous interpelle tous !

La pensée du peuple ukrainien ravagé par la guerre vit toujours dans mon cœur. Le passage du temps ne calme pas notre douleur et notre inquiétude pour ces personnes battues. Ne vous habituez pas à cette tragique réalité ! Nous l’avons toujours dans nos cœurs. Nous prions et luttons pour la paix.

Je vous salue tous, Romains et pèlerins d’Italie et de nombreux pays. Je salue en particulier les fidèles d’Espagne et de Pologne ; la Bande de San Giorgio di Castel Condino – que j’attends ensuite d’entendre à la fin – ; la Fondation Verona Minor Hierusalem, les catéchistes de Grottammare, les fidèles de Castelfranco Veneto et les fidèles de Mestrino. Ensuite, je salue le groupe AVIS de Codogno et exprime ma gratitude à ceux qui donnent du sang, un simple et noble geste de solidarité.

Je salue tout le monde, même les enfants de l’Immaculée Conception. Je te souhaite un bon dimanche. Et s’il vous plaît, n’oubliez pas de prier pour moi. Bon déjeuner et à bientôt.

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