Grace Wales Bonner : “Mon spectacle célèbre les performances noires à Florence”

Grace Wales Bonner (avec la permission de Grace Wales Bonner)

“Le travail pour le spectacle de ce soir a commencé avec des présences noires dans l’histoire de Florence”. Il l’anticipe CFP Grace Wales Bonnerdesigner invité de pitoyable image man 102 (comme prévu par CFP 21/04/2022). « La mode pour moi vient d’une réflexion sur les cultures et les sous-cultures. Même si j’ai beaucoup de respect pour les marques établies”, poursuit le créatif, qui à trente ans est l’un des noms les plus en vogue du fashion system. Parmi les points de vente et les détaillants de Wales Bonner figurent des noms tels que : Matchesfashion.comSelfridgesNet à porterMonsieur PortierBergdorf Goodman Saks 5e avenueNordströmMarché de rue de Douvres

Née à Londres d’une mère anglaise et d’un père jamaïcain, elle est diplômée de : Centre de Sint Maarten en 2014† Ancrées dans la couture anglaise traditionnelle et évoluant vers les vêtements féminins, les collections contiennent des références à des événements tels que le couronnement en 1930 de Haile Selassie en tant qu’empereur d’Éthiopie ou le livre Black Oxford (qui raconte l’histoire d’érudits noirs à l’université) et le poète caribéen. Derek Walcott† Sa collection de fin d’études, intitulée Afrique, a été présentée sur un casting de mannequins noirs en 2014 et a remporté le Prix ​​L’Oréal du Talent Professionnel† L’année suivante, il fonde sa propre marque, qui s’est déjà illustrée à Londres et à Paris. En 2019, il a été le commissaire d’une exposition au galerie serpentine de Londres et a été invité par Maria Grazia Chiuri travailler avec Dior à la collection station 2020.

Que représente pour vous ce spectacle au Pitti ?

Une grande chance. Je suis honoré. J’en ai profité pour poursuivre mes recherches sur les communautés noires. Ma mode est toujours un regard vers le passé pour imaginer, à partir de là, le futur proche.

Dans le palais où il défile, où travaillait également Michel-Ange, une fresque représente un page noir en procession avec Cosme et Laurent le Magnifique. L’inspiration vient-elle de là ?

Je n’étais pas si littéral. Et je préfère le garder un peu mystérieux. Lorsque je commence à rechercher une nouvelle collection, j’aime entrer en résonance avec le territoire. Florence a une histoire liée à la communauté noire bien plus ancienne qu’on ne le pense.

Vous avez souvent impliqué des créatifs d’horizons différents dans vos projets. Y a-t-il des performances spéciales aujourd’hui ? Sera-ce un spectacle mixte?

Le spectacle est mixte avec des looks masculins et féminins. J’aime rencontrer différents créatifs et vous aurez même quelques surprises.

Sa mode est précieuse et très artisanale. Produit-il en Italie ? Quelle valeur donne le Made in Italy ?

Ma collection est fabriquée en Italie. Près de Rome mais aussi en Toscane et en Émilie. Chaque fois que je visite une usine, j’apprends beaucoup des artisans. Pour moi, c’est un immense plaisir d’entrer dans l’usine.

Que retenez-vous de votre collaboration avec Dior avec la styliste Maria Grazia Chiuri ?

Ce fut une grande émotion de travailler avec elle. Le simple fait de voir l’atelier de Dior à Paris et de rencontrer leur savoir-faire est une expérience qui change la vie. Nous avons travaillé sur la collection présentée à Marrakech (voir CFP du 1/05/2019) et je contribue une grande partie de cette réunion. Maria Grazia Chiuri est une merveilleuse femme créative et très généreuse.

Vous avez fait une capsule pour Adidas. Étudiez-vous d’autres co-labs ?

Mon style vient toujours de la rencontre avec d’autres créatifs. Que ce soit en Jamaïque, en Afrique ou avec des marques établies pour lesquelles j’ai beaucoup de respect. Avec Adidas (voir CFP du 18-11-2020) apportent une sensibilité de soirée et vestimentaire. Je ne suis ouvert aux collaborations que si elles ont du sens pour moi.

Qu’est-ce qui vous a amené à étudier la mode ?

Mon point de départ, ce sont les cultures, les cultures occidentales et non européennes. J’ai une passion pour l’histoire afro-atlantique, mais ce n’est pas exclusif. Le look, les vêtements et l’image sont ce que je voulais explorer. Cela dit, si je devais nommer une icône, je dirais coco Chanel et son travail sur l’apparence des femmes.

Y a-t-il des icônes avec lesquelles vous aimeriez travailler ?

J’ai une passion pour le chanteur André 3000† Et j’ai un grand respect pour le travail du réalisateur Matti Diop, un vrai talent.

Reviendrez-vous à la Fashion Week de Londres après ce défilé à Florence ?

Je crois en l’importance des voyages. Londres est un lieu plein de cultures et de rencontres. La mode est un langage universel. J’ai déjà présenté à Paris. Avec les spectacles de janvier, j’envisage d’y retourner. Mais rien n’est encore décidé. (Tous les droits sont réservés)



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