Maternelle : “Les enfants voient un avenir nuageux, nous leur donnons de l’espoir” (14/06/2022)

Selon le Garant, il existe cinq risques pour les droits des enfants et des adolescents :

1. Crises internationales : besoin de tuteurs pour les MENA

Les crises internationales liées aux différents conflits dans le monde, aux changements climatiques et sociaux, se font déjà sentir. Le nombre de mineurs étrangers non accompagnés en Italie a plus que doublé par rapport à avant le début de la pandémie. Au 31 décembre 2019, ils étaient 6 054, à fin avril 14 025 étaient enregistrés par le ministère du Travail et de la Politique sociale. Le pays d’origine du groupe le plus important a également changé : ce n’est plus le Bangladesh ou l’Égypte qui dominent le classement, mais l’Ukraine avec environ 5 000 mineurs, dont la moitié ont entre 7 et 14 ans.

Plus de tuteurs volontaires sont nécessaires: des adultes de référence qui, formés par les garants régionaux et désignés par les tribunaux de la jeunesse, prennent l’initiative d’accompagner les mineurs isolés sur le chemin de la croissance et de l’intégration dans notre société », souligne Garlatti. Il y a déjà des zones en Italie qui en ont besoin : de la Lombardie, qui cherche 500 enseignants, à la Sicile, qui fait face à un problème historique de répartition territoriale des volontaires. La dernière enquête de l’Autorité garante – qui a des tâches de surveillance en vertu de la loi 47 de 2017 – a dénombré 3 469 au 31 décembre 2020.

2. Pauvreté

Déjà critique après la pandémie, la situation menace de se détériorer davantage en raison de l’impact de la crise économique au niveau international et les difficultés de ceux qui vivent déjà dans un état de fragilité ou de désavantage risquent de s’aggraver. Ces conditions affectent non seulement le présent, mais peuvent également hypothéquer l’avenir des enfants et des jeunes, laissant l’ascenseur social immobile. C’est pourquoi, d’une part, il est nécessaire de mettre en œuvre les mesures de soutien des revenus introduites par la acte de famille et d’autre part il faut intervenir d’urgence, la mise en place de la Forfait jeunesse et à garantie enfant, sur la pauvreté éducative et la lutte contre le décrochage scolaire. Sur ce dernier, il y a des signes alarmants : en favorisant la réussite scolaire, on travaille à la justice sociale, pourvu que ce soit dans le cadre d’interventions systémiques.

Dans le domaine du décrochage scolaire, le Garant a formulé sept recommandations aux institutions, entreprises, partenaires sociaux, associations professionnelles et au secteur tertiaire. Parmi celles-ci, celles d’établir enfin des “domaines prioritaires de l’éducation” dans les régions d’Italie les plus exposées au risque d’exclusion sociale. De plus, les ressources devraient être concentrées pour rendre les écoles et les services aux enfants en situation de vulnérabilité excellents et les familles vulnérables devraient se voir proposer des interventions adaptées par des équipes multidisciplinaires, selon une approche unitaire. La pleine participation des parents au parcours scolaire de leurs enfants et des pactes éducatifs de coresponsabilité co-construits et personnalisés doivent alors être favorisés, ainsi que chambre des parents dans chaque école et des projets d’intervention ponctuels pour chaque famille en difficulté.

3. Problèmes de santé mentale

Les effets de la pandémie ont créé un état général de crise chez les mineurs, se manifestant par des signes de mal-être et d’inconfort : la première phase d’une enquête menée par l’Autorité de garantie, en collaboration avec l’Institut supérieur de la santé et le ministère de l’Éducation, fait état d’une détérioration générale des conditions de bien-être des enfants et des jeunes. Des problèmes sont apparus qui nécessitent des réponses adéquates, qui ont malheureusement fait défaut jusqu’à présent. L’enquête a duré un an et se poursuivra encore deux ans, avec jusqu’à 35 000 mineurs âgés de 6 à 18 ans dans les cinq régions concernées par l’enquête.

4. L’alarme de déviation :

En Italie, la délinquance juvénile n’est pas la même partout. Dans certaines régions, les épisodes de criminalité de groupe sont épisodiques et parfois l’alarme sociale est trop grande, tandis que dans d’autres une attention particulière est requise. En général la baisse, dans certains cas, de l’âge des auteurs est préoccupante (augmentation signalée chez les jeunes de moins de 14 ans dans les districts de Bologne et de Catane), l’augmentation du nombre de cas de maltraitance d’enfants par des membres de la famille (Bologne, Brescia et Florence) et l’augmentation, dans de nombreuses régions d’Italie, d’actes caractérisés par la cruauté et l’ignorance de la gravité de ce qui a été commis et de la souffrance des victimes. A Palerme, les crimes contre la liberté sexuelle ont augmenté de plus de 50% et ont surtout touché des filles de moins de 14 ans, filmées avec des smartphones. En général, il y a une utilisation abusive de la technologie numérique par des mineurs dans toute la péninsule, à la limite d’enfreindre la loi.

L’importance de la justice réparatrice
Une des réponses à la déviation juvénile en général, selon le Garant, peut provenir de la justice réparatrice
, à travers lequel les auteurs peuvent comprendre la souffrance de la victime à partir de son expérience, et prendre conscience qu’elle a agi non pas contre quelque chose (la loi) mais contre quelqu’un. La justice restaurative peut donc être un moyen de freiner les cas de récidive. En même temps, la victime, même mineure, trouve un espace pour écouter et parler, pour exprimer et traiter ses émotions. Il est également important de faire vivre les collectivités territoriales, de renforcer et revitaliser la justice des mineurs, l’une des plus avancées d’Europe, et de favoriser les opportunités d’écoute des enfants, notamment par le biais de méthodes de groupe .

5. Attention à l’environnement numérique

Dans ce cadre, l’Autorité Garante a participé aux activités d’une table au Ministère de la Justice avec Agcom et le Garant pour la protection des données personnelles pour définir une série de propositions.

Le premier concerne l’urgence d’empêcher les jeunes enfants d’utiliser des services en ligne et sociaux inappropriés à leur âge et la définition d’un mécanisme de verification de l’AGE d’après le modèle du Spid. En ce qui concerne le partage d’images d’enfants par les parents (le soi-disant Partager), il a alors été proposé de donner aux jeunes de 14 ans la possibilité de demander indépendamment la suppression des photos† Il a également été proposé d’appliquer les règles du travail des enfants pour réduire le phénomène de bébé influenceur† Enfin, selon l’Autorité, la réalisation de campagnes de sensibilisation qui, pour être efficaces, doivent être menées avec la participation des mineurs revêt une importance fondamentale.

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