L’amour infini de Dieu fait chair en Christ pour tous les êtres vivants

La fête du Sacré-Cœur de Jésus est-elle encore importante pour nous chrétiens aujourd’hui ? Que peut-il transmettre à l’homme de notre temps qui se révèle parfois avoir un cœur incapable d’éprouver des sentiments profonds et souvent guidé par des émotions passagères ?

photo SIR / Marco Calvarese

La fête du Sacré-Cœur de Jésus est-elle encore importante pour nous chrétiens aujourd’hui ? Que peut-il transmettre à l’homme de notre temps qui se révèle parfois avoir un cœur incapable d’éprouver des sentiments profonds et souvent guidé par des émotions passagères ? Comment ceux qui ne recherchent que leur propre bien-être peuvent-ils regarder la vie sous un nouvel angle, élargissant l’espace de leur existence, même au détriment du bien commun ?

Nous avons tous besoin, à différents niveaux, de retrouver notre cœur charnel, de revivre l’existence.L’indifférence ou la rigidité ne sont d’aucune utilité pour personne. Un cœur qui bat ne donne pas seulement la vie à son propriétaire, mais aussi à l’univers… Tout est lié !

Mais comment pouvons-nous donner vie à notre cœur charnel ?C’est le Seigneur lui-même qui nous indique dans l’Écriture le chemin à suivre : « Le Seigneur ton Dieu t’a guidé, comme un homme porte son enfant, tout le chemin que tu as parcouru » (cf. Dt 1 , 31).

Dans la relation avec Dieu à travers Jésus, nous découvrons la beauté de la Paternité du Père. Malheureusement, nous avons perdu un certain nombre de références stables ces dernières années. La relation avec le Seigneur semble également s’être affaiblie. Les parents peinent à vivre concrètement la paternité et la maternité : ils abandonnent souvent leur rôle et font place à la camaraderie. Presque inconsciemment, ils abandonnent leurs obligations parentales et ne peuvent se promener amoureusement à côté de leurs enfants pour les éduquer, les inciter, les encourager, sans confusion des rôles et dans le respect des règles.

Le brouillage des frontières parentales se reflète souvent chez les enfants, dans la société, dans les institutions ! Il faut apprendre le respect des règles, qui n’est pas contrôle ou oppression, mais un choix de liberté au quotidien à travers lequel chacun décide de tout donner de lui-même pour la réalisation d’un projet existentiel non pas individuel mais personnel et collectif. La personne est toujours dans une relation, au lieu de cela, l’individu guérit le solipsisme.

Redécouvrir la paternité et la maternité de Dieu en relation avec Lui, c’est apprendre à être père ou mère, fils ou fille : “Que ferai-je pour toi, Ephraïm, que ferai-je pour toi, Judas ? Ton amour est comme une nuée du matin, comme la rosée qui disparaît à l’aube” (Os 6,4).

L’amour éternel de Dieu n’est pas chronométré, il est sans fin. Il suit notre chemin avec amour, nous soutient et ne nous laisse pas tomber quand nous tombons, il ne nous abandonne pas même si nous pensons le faire sans lui.

Alors que les paroles d’Osée résonnent dans nos cœurs, percevons-nous toute la proximité affectueuse du Seigneur ?Comment faire l’expérience qu’aimer n’est pas seulement guidé par le rythme de nos émotions ?Lorsque nos cœurs sont éteints, nous ne ressentons plus rien l’un pour l’autre, nous mettons fin à la relation, surtout lorsque nous identifions l’amour uniquement avec l’émotivité. En faisant l’expérience de la fidélité de Dieu, nous apprenons à rester en relation avec l’autre, à l’aimer dans sa totalité, même dans les moments difficiles.

“A Ephraïm, j’ai appris à marcher en le tenant par la main, mais ils n’ont pas compris que je me souciais d’eux. Je les ai attirés avec des liens de bonté, avec des liens d’amour, j’étais pour eux comme celui qui porte un enfant à sa joue, je me suis penché sur lui pour le nourrir” (Os 11, 3-4). moi, mon cœur tremble de compassion » (Os 11, 8).

Dans ces versets, nous pouvons voir la tendresse de Dieu secouer les fibres de l’âme.Il rend intelligible son amour concret pour chacune de ses créatures : il continue d’aimer même lorsque la personne oublie qu’elle est aimée de lui. Il est ému et tremblant parce qu’il veut que tout être vivant soit heureux. Donner son propre Fils à l’humanité, pour manifester son amour fidèle comme un Père qui aime l’humanité.

Que signifie la solennité du Cœur de Jésus pour nous chrétiens ?

Le souvenir de cet amour infini de Dieu qui s’est fait chair en Christ pour tout ce qui vit.

Avant de donner sa vie pour nous, Jésus a laissé l’exemple pour suivre ses traces, incarner l’amour entre les hommes, secourir et guérir les malades, rendre visible la proximité du Père avec les marginaux et les pécheurs de son temps, donner l’espérance à ceux qui ne croyait plus à la beauté de l’existence. Il a aussi appelé certains à le suivre, à continuer à proclamer par les œuvres et par la parole que Dieu aime toute créature.

Aujourd’hui encore, Jésus-Christ compte sur les baptisés pour vivre l’Évangile chaque jour avec passion et responsabilité, apportant partout justice, paix et joie. Le moment est peut-être venu de quitter la fenêtre qui vous permet de regarder d’en haut les événements du monde et de vous engager sur les routes pavées par les hommesqui semble parfois avoir perdu le sens de sa vie, mais qui a en réalité de nombreuses valeurs qui attendent d’être libérées pour le bien de tous !

Qui sait si nous, chrétiens aujourd’hui, décidons enfin d’aller au combat, de saisir avec et pour les autres tout ce qui est bon et de le mettre en lumière… Comme le Cœur de Jésus ne cesse de le faire avec chacun de nous !

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