la dépendance émotionnelle expliquée par Ameya Canovi – La Voce di New York

Il est sorti le mois dernier, mais en est déjà à sa quatrième réédition. Un cas éditorial qui n’est pas un roman d’été, mais un véritable guide de navigation de soi, par la psychologue et doctorante Ameya Gabriella Canovic qui, expert dans l’étude des relations familiales et dépendance émotionnelleavec une longue expérience dans le soutien aux personnes prises au piège dans des relations dysfonctionnelles, enseigne des séminaires et des cours de croissance personnelle.

nous parlons de trop d’amour (Sperling & Kupfer, p. 272, 18,90 €) qui s’envolera des rayons de toutes les librairies, réelles ou virtuelles, à partir du 10 mai. Mais ne vous laissez pas tromper par le titre, ce n’est pas un roman et il ne s’agit pas seulement d’histoires d’amour. La relation étudiée est celle que chacun entretient avec lui-même. Cela rend le volume très utilisable que vous soyez en couple ou non.

D’une part, il est vrai que la prémisse est “je ne vis pas sans toi”, une phrase souvent prise comme le signe d’un lien intense, un dicton utilisé pour représenter une histoire romantique, dans trop de cas plutôt l’expression d’une véritable addiction, d’une relation malade qui rend beaucoup de gens malheureux, plus souvent des femmes.

La dépendance affective est une condition méconnue, dont il est difficile de se débarrasser car profondément ancrée au cœur de la famille d’origine, où l’on vit les premières formes d’attachement et où l’on apprend, si tout va bien, l’amour de soi. Mais si au contraire nous avons été des enfants sous-soignés, négligés, voire maltraités, ou des enfants surprotégés, objets d’une attention indue, nous pouvons développer des relations dans lesquelles le partenaire est vécu comme une bouée de sauvetage, quelqu’un qui coupe l’ancien.

Dans ce livre, Ameya Canovi verse sa longue expérience dans l’accompagnement affectif des collaborateurs en racontant leurs histoires et en expliquant le malaise dans lequel ils sont piégés, avec ses diverses manifestations : mendicité d’affection ou d’exigences, manipulation ou séduction de l’être cher, reproduction sentimentale toxique reproduisant des situations , subissant la frustration d’un désir de fusion jamais assouvi.

D’autre part, la méthode Canovi, qui consiste en un examen acharné et objectif, assaisonné d’humour et d’une grande courtoisie, avec une approche aussi rigoureuse que pleine d’empathie, trace un chemin de connaissance de soi capable de désamorcer « trop aimer le besoin excessif de l’autremais aussi d’autres addictions, comme la nourriture, les réseaux sociaux, le travail, les achats compulsifs, la pornographie, les plaintes continuelles…

Bref, chacun a sa propre addiction et la méthode Canovi, qui conduit à se libérer des regrets et des reproches pour ce que l’on n’avait pas, peut être un début pour s’en débarrasser. La lecture guide les premiers pas pour commencer à guérir l’amour inapproprié ou mal reçu qui sous-tend cette souffrance et pour construire de nouvelles relations avec responsabilité et liberté.

La lecture est urgente, car page après page, vous découvrez des indices et des clés pour lire sur vous-même, comme s’il y avait un processus en cours dans lequel la curiosité mène finalement à la solution d’une énigme, ou du moins à un aperçu d’une image, où auparavant il n’y avait que douleur et confusion. Les suggestions sont nombreuses : de l’impératif delphique à Gianna Nannini, de Vinicio Capossela à Carl Gustav Jung, de Saint-Exupéry à Baudelaire, chacun trouvera sa propre voie qui l’amènera à s’aimer un peu plus et peut-être un rendez-vous avec lui-même, à une discussion honnête en tête-à-tête.

Nous avons suivi la genèse du roman grâce au podcast Chora Media sur les addictions émotionnelles de Selvaggia Lucarelli qui écrit la préface du livre, comme l’a fait Canovi à l’occasion de la sortie de son livre dont nous vous parlions ici. Vous pouvez interagir directement avec l’auteur qui répond chaque lundi aux questions les plus édifiantes de ses lecteurs via son compte Instagram @this too much love. De là, le Docteur invite à l’âge adulte, sous les auspices de son écharpe rouge cerise (qu’elle appelle rouge adulte).

Mais quiconque est en Italie cet été/automne peut la rencontrer en personne à l’une de ces dates. Le suivant? Le 21 juin à Reggio Emilia.

www.ditppoamore.it

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