Prisons, National Garant illustre le rapport 2022 – News 24

Prisons, le Garant national illustre le rapport 2022

Le sens du temps et le malaise en prison étaient au cœur de la… rapport annuel que le Garant des droits des personnes privées de liberté, Mauro Palmace matin dans la salle capitulaire du Sénat, en présence du chef de l’Etat, Sergio Mattarellades ministres de la justice Marta Cartabia et de l’intérieur Luciana Lamorgèseet après avoir salué le Président du Sénat, Maria Elisabetta Alberti Casellati† Également dans la salle le chef du Département de l’administration pénitentiaire, Carlo Renoldic

La temps, comme le fil d’une Ariane, expliquait de Garant, “qui se déroule à travers les changements perceptifs dans les différentes phases qui se déroulent d’un événement à ses conséquences, à la réalité nouvellement vécue ultérieure, à la difficile restauration de la liberté”. Temps d’attente et de suspension, a souligné Palma, qui “s’est presque arrêté ces deux dernières années” et qui “n’est guère un temps de récupération”. Moment difficile à mesurer quand on se retrouve dans des situations de privation de liberté, “au risque de confondre sa non-mesurabilité avec l’indétermination et l’indétermination”.

Dans son rapport, Palma a également parlé d’un autre concept, qu’il a mentionné à plusieurs reprises : le inconfort, qui se traduit parfois par de la souffrance, tant pour les personnes enfermées dans les établissements que pour le personnel qui y travaille au quotidien. L’analyse des chiffres a permis au Garant d’identifier trois “réflexions prioritaires”, qui sont autant d’indicateurs de ce malaise. « Tout d’abord, le durcissement de la présence des minorités sociales en prison », en témoigne le fait que « 1 319 détenus purgent une peine de moins d’un an et 2 473 autres une peine d’un à deux ans ». Ce premier indicateur débouche directement sur le second, « car la “machine” complexe de la détention prend du temps pour connaître la personne, comprendre ses besoins et élaborer un programme de rééducation », rendant « la finalité constitutionnelle des peines purement énonciative. exprimée dans cette tendance à la réinsertion sociale ». Le troisième et dernier point concerne “la responsabilité extérieure du territoire”, qui aurait dû “intercepter le malaise avant que la loi pénale n’intervienne” et “que la détention sociale – le terme est Alessandro Margará – que la prison ne peut résoudre”.

Ces idées s’ajoutent à d’autres qui ont longtemps tourmenté le système pénitentiaire : celles « de la surpopulation des structures, de l’inacceptabilité de nombre d’entre elles tant pour ceux qui y sont enfermés que pour ceux qui y travaillent au quotidien, et de leur insuffisance pour une exécution pénale conforme à la Constitution ».

Dans son rapport, Palma a également souligné la détresse psychologique toujours croissante, témoin de l’augmentation du nombre d’événements critiques et, notamment, de suicides (29 depuis le début de l’année) et de décès de causes identifiables (17 jusqu’à présent), mais aussi des nombreuses tentatives de suicide et des gestes d’automutilation. Un malaise qui s’explique par la “raréfaction de l’accompagnement psychologique et psychiatrique dans les centres de détention”, à laquelle s’ajoute la “fragmentation des interventions qui sont presque toujours une réponse pharmacologique à des situations déjà évoluées et mal orientées vers la prévention”. qui risquent souvent de « reléguer indûment les personnels de la Police Pénitentiaire à une fonction et une responsabilité qui n’appartiennent pas à leur formation ».

Palma a souligné que “la prison ne peut pas répondre à un inconvénient qui est autre chose”. Il a donc réitéré l’importance de ne pas céder à une pulsion qui présente simplement le délinquant comme un ennemi et souvent accompagnée d’une “attention rare aux outils de réconciliation” qui devraient constituer une alternative valable à “la justice pénale, un outil dur, subsidiaire et aussi coûteux, ce qui devrait limiter son intervention aux seules situations où les autres modes d’intervention ont échoué ». Car, rappelle Palma, “les droits ne s’arrêtent pas aux portes et aux murs”.

En outre, le Garant est également revenu sur un certain nombre de sujets également très actuels, tels que le débat parlementaire suremprisonnement à vie (“Dispositions résolument péjoratives par rapport à la réglementation suivie d’effet”), laidentifiant numérique pour les policiers (demande “axée sur la nécessité d’identifier les outils et moyens disponibles et pouvant être utilisés pour la défense de l’ordre et de la sécurité lors d’opérations en structures fermées”) etutiliser le taser (“Arme qui, bien que définie comme non létale, nécessite toutes les précautions concernant l’utilisation de toute arme”).

Le rapport du Garant va désormais être envoyé à tous les établissements et – a annoncé Palma – « fera l’objet d’une deuxième présentation avec les magistrats référents, les administrateurs régionaux de l’administration pénitentiaire et le réseau des garants des personnes privées de liberté. volé.

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