Ils l’appelaient “l’aiguillage”. Alors Conte a fait un style d’indécision – Il Dubbio

Giuseppe Conte n’aime pas choisir. Quand il était premier ministre, ils l’appelaient “un homme appelé référence” et précisément la tendance à reporter chaque décision difficile était sa principale limitation à Palazzo Chigi et l’une des principales causes de la défenestration. Maintenant, il doit choisir, alors même qu’il fait face à un dilemme objectivement déchirant.

Mario Draghi, Enrico Letta et surtout Sergio Mattarella l’ont trompé en s’enfuyant plus simple : ce soutien extérieur qui lui permettrait de prendre ses distances avec le gouvernement sans assumer la lourde responsabilité de déclencher la crise et des élections anticipées à l’un des moments les plus critiques de l’histoire républicaine. Il n’est nullement certain que cette route soit réellement bloquée. Il y a beaucoup plus de bluff en politique qu’aux tables de poker. Le comte lui-même en sait quelque chose, puisque la barricade qui protégeait son gouvernement était précisément la volonté manifeste du Parti démocrate et, pendant longtemps, de Colle de dissoudre les chambres où son second gouvernement était tombé. C’était un bluff et Renzi a choisi d’aller le voir, mais il avait déjà construit l’alternative Draghi. C’est l’élément non secondaire que la tête du 5S ne possède pas. En retour exactement les arguments avancés par le chef de l’Etat dans l’interview de mercredi soir pour arrêter Conte, la somme impressionnante des difficultés et des risques auxquels l’Italie est confrontée jouerait contre la crise si le 5S est passé à l’assistance à distance. Le gouvernement aurait toujours une large majorité. Avant de franchir le pas pour punir Conte, il réfléchirait bien plus que ce qui a été dit et compris au cours des dernières 48 heures. Alors peut-être qu’il y a deux choix qui attendent Conte et le premier est de décider s’il faut regarder les cartes du Colle et du Palazzo Chigi ou croire en la menace.

Mais c’est du poker, pas de la politique, même si les deux logiques se chevauchent trop souvent. D’un point de vue strictement politique, le choix est entre rester prisonnier d’une cage qui vaut peut-être son pesant d’or, et ce n’est même pas dit, ou mener une campagne médiatique et politique qui le présenterait comme un irresponsable, voire un traître , et la cinquième colonne de Poutine. . En conférence de presse jeudi, le Premier ministre a misé sur la classique “main de fer dans un gant de velours”. Il a fait l’éloge des 5S avec des éloges mielleux, qualifiant leur contribution à l’action gouvernementale de “trop ​​importante pour se contenter d’un soutien extérieur”. Mais entre bouchées et bouchées, il a même effrontément dit à Conte qu’il ne devait pas se retirer partiellement du gouvernement et que s’il choisissait la sortie, le prix serait des élections.

Alors, comme pour tout dilemme, l’ancien premier ministre doit choisir entre deux scénarios qui lui sont tous deux désastreux : celui où il reste otage du gouvernement et celui où il est politiquement massacré par une chorale avec très peu de bâtons† Les chances de sortir du piège en ne perdant au moins pas espoir politiquement sont limitées et difficiles. L’autoroute passe par le déplacement du terrain du conflit au niveau des choix concrets : assumer le risque de crise, mais pointer des négociations sur des points particuliers comme moyen de l’éviter. Notamment sur le salaire minimum et sur le Superbonus, évitant la guerre suicide pour les armes, un camp sur lequel Draghi peut peser les contraintes extérieures des choix de l’Otan et du G7. Ce serait accepter le risque de provoquer une crise et (peut-être) des élections, mais à visage découvert et en esquivant l’image ambiguë de spoiler, on le recoud.

Alternativement, Conte pourrait assurer qu’il ne retirerait en aucun cas ses ministres, invoquant toutefois le droit d’engager des luttes parlementaires sur les principaux points de l’agenda des 5S, même s’il s’oppose aux choix du gouvernement au nom de l’autonomie du Parlement et immédiatement , formellement, demander un engagement à ne pas priver les chambres comme d’habitude, dans ces cas, en s’appuyant sur un vote de confiance. Il n’est pas du tout certain que sur des questions comme le salaire minimum ou l’extension du Superbonus une lutte parlementaire, sans le chantage du vote de confiance, soit perdue d’emblée et il n’est pas possible d’organiser un front capable de conditionné au sein de l’action gouvernementale majoritaire bien plus que Draghi ne l’a permis jusqu’à présent.

Dans les deux cas, cependant, il faudrait choisir une position ferme, en acceptant les risques encourus. L’alternative, pour Conte, est de le reporter jusqu’au projet de loi de finances à l’automne : quand il sera de toute façon trop tard pour se tirer d’affaire, ne serait-ce que pour limiter la casse.