Ils font nu dans les dunes et…

Hier soir, alors que je parcourais les dernières nouvelles sur les réseaux sociaux, comme nous le faisons tous habituellement, une nouvelle m’est venue à l’esprit rapportant que parmi les dunes de la plage de Piscinas, dans la commune sarde d’Arbus, quelques-unes auraient ont été immortalisés alors qu’ils faisaient l’amour.

Le sexe des amants n’était pas précisé, il m’est donc venu naturellement de penser qu’il s’agissait d’un homme et d’une femme, mais il était au contraire très clair que “l’accouplement” aurait lieu dans le secteur de la plage dédié aux nudistes, ou naturistes comme ils préfèrent être appelés.

La vidéo du “crime”, enregistrée entre fin juin et début juillet, a été transmise aux autorités municipales, qui l’ont à son tour remise à la police locale pour l’instruction de l’affaire.

Il ne fait aucun doute, comme cela se produit constamment au Bel Paese, que la polémique habituelle éclatera à ce sujet entre les fervents défenseurs de la liberté individuelle et les censeurs de la morale publique.

Que voulez-vous, on sait tous qu’en été on est moins habillé, il est plus facile de voir peau nue qu’au naturel quand on s’abrite du froid en se couvrant de la tête aux pieds avec de la laine, et c’est justement la peau qui instantanément stimule la vue et le toucher, les confrontant face à face avec des émotions qui attirent instantanément l’attention sur nous tous, et nous font patauger à l’idée de participer au jeu de la séduction.

De plus, la science nous enseigne qu’en saison chaude, donc surtout en été, le désir sexuel a tendance à augmenter, et la raison principale est due à la lumière du soleil, qui détermine une augmentation de la production hormonale.

Qui sait quels niveaux de testostérone, d’ocytocine et de sérotonine circulaient les deux amants de Piscinas, les amenant à s’emmêler en plein air dans les dunes, sans distinction d’apparence ni d’objectifs intéressés à documenter leur exubérance !

Eh bien, je ne suis pas un moraliste, et si vous y réfléchissez, le couple pourrait même se plaindre de la violation de leur “vie privée”.

Après tout, ils se trouvaient sur une étendue de plage où le tournage nu est la règle, et leur seul défaut est de ne pas regarder attentivement l’horizon pour identifier les sujets prêts à photographier leur offense.

S’ils avaient eu la patience d’attendre la nuit, peut-être que personne ne l’aurait remarqué.

Mais que voulez-vous, les pulsions érotiques ont dû leur faire oublier toute prudence et toute pudeur.

Ce n’est évidemment pas un hasard si à ce stade entre en jeu la pudeur, qui n’est pas un concept facile à définir a priori, et que, selon Treccani, « le sentiment de retenue, de honte et d’inconfort face aux paroles, aux allusions, aux actions, aux comportements liés à la sphère sexuelle ».

Le sens de la pudeur est sans aucun doute un facteur culturel, il appartient à tous les peuples, même s’il a des connotations différentes, et la perception de l’obscénité varie d’âge en âge.

Mais presque toujours dans l’histoire elle a aussi une valeur “criminelle”, dans la mesure où chaque société se donne ses propres règles pour préserver la pudeur, et frappe ceux qui les enfreignent de la sévérité du châtiment.

Alors si l’idée vous vient d’imiter les performances érotiques du couple Piscinas, il est bon de prendre en compte les risques que vous courez si vous vous faites prendre.

A cet égard, la norme de référence est l’art. 527 du Code pénal, qui stipule : Quiconque commet des actes obscènes dans un lieu public ou un lieu ouvert au public est passible d’une sanction administrative pécuniaire allant de 5 000 à 30 000 euros. La peine de quatre mois à quatre ans et six mois est appliquée si l’infraction a été commise dans ou à proximité immédiate de lieux habituellement fréquentés par des mineurs et si elle entraîne une mise en danger de leurs témoins. Si le fait est causé par une négligence, une sanction administrative financière de 51 à 309 euros sera infligée.

Je me souviens que jusqu’en 2016, date à laquelle il a été dépénalisé, ce crime était passible d’une peine d’emprisonnement de trois mois à trois ans, mais ce n’est pas comme si l’amende actuelle de 5 000 à 30 000 euros était vraiment bon marché, pour ne pas dire qu’elle porte le risque de se retrouver en prison si le crime peut être vu par un mineur.

J’imagine que si vous lisez le texte de la loi, vous vous demandez ce que l’on entend par “agir de manière obscène”.

À cet égard, si vous pensez que dans les règles, vous trouverez une liste détaillée d’actes, d’actions et de comportements, vous vous trompez complètement.

Cette liste n’existe pas, et la doctrine majoritaire considère qu’une condition d’applicabilité de la règle est le “caractère obscène des actes, qui doivent donc violer, perturber ou nuire au sens naturel du secret concernant les faits et manifestations recensés”. à la sphère sexuelle ».

Cela vous semble un peu vague ? Un peu trop de “Azzeccagarbugli” ?

Je sais très bien que si tu veux, tu peux aussi donner un baiser assez fervent, si tu le donnes à un certain moment, dans un certain environnement et peut-être devant des enfants.

Face à de telles incertitudes interprétatives sur les concepts de moralité publique et de moralité, permettez-moi de vous donner quelques conseils.

Évitez de vous livrer à la luxure dans des endroits non protégés par quatre murs.

Vous ne savez jamais qui pourrait vous voir et vous poursuivre en justice.

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