“Un amore di Jimi” de Mauro Baldrati, l’histoire d’un amour impossible et d’une éducation sentimentale, dans “Libri sotto il faro”

Toni, surnommé Jimi, du nom de Jimi Hendrix, son idole, est un adolescent de 16 ans. Toni-Jimi vit, ou plutôt vivacchia, à Mezzaluna, un village anonyme de la campagne romagnole, rebaptisé “capitale du néant” par le protagoniste lui-même.

Toni-Jimi a une passion ardente pour la musique, la littérature et la poésie, mais elle a surtout un projet qu’elle partage avec des amis au cours de longues et passionnées discussions : créer dans son pays, où « tout est immobile comme sous une coupole de verre ». underground Free State Italy Pour donner une impulsion à ce rêve ambitieux, Marina, une belle et mystérieuse fille, connue dans la boîte de nuit, débarque. Toni-Jimi tombe follement amoureux d’elle, au point qu’elle risque de mourir de froid dans une tempête de neige pour la protéger, à revoir.

“Un amour de Jimi” de Mauro Baldrati, sous-titré “Roman d’amour hippie à sa manière”, publié il y a quelque temps par Edizioni Clown Bianco, est une histoire originale, drôle et tendre, qui se déroule à la fin des années soixante. Le roman sera présenté demain soir (jeudi 14 juillet) lors de la revue “Livres sous le phare” organisée par Clown Bianco Edizioni et Bar Timone de Marina di Ravenna via Molo Dalmazia 63, à 21h Une conversation avec l’écrivain Mauro Baldrati , photographe , éditeur du site littéraire politique Carmilla créé par feu Valerio Evangelisti et, dans les années 1980, du mensuel Frigidarie, sera l’écrivain et animateur culturel de Ravenne Stefano Bon.

Mais revenons à notre personnage principal. Dans cette étape particulière de la vie qu’est l’adolescence, Toni-Jimi essaie de s’orienter dans un contexte extérieur, apparemment peu stimulant, contre lequel il essaie de se rebeller “à sa façon” en recourant à la musique, aux livres, à l’écriture . dans les rêves et les rêveries de ceux qui aimeraient grandir mais qui sont en fait encore un petit enfant. Entre dispute avec ses parents, rendez-vous secrets avec Marina, discussions entre amis sur le canapé, rendez-vous habituel des garçons, pardon, du “tabac” de Mezzaluna, Toni-Jimi est au seuil du service militaire.

La première fois que nous le rencontrons dans sa minuscule chambre remplie d’affiches, tenant le balai comme s’il s’agissait de la Fender Stratocaster blanche de Jimi (Hendrix) “prête à rugir” sous ses doigts. La dernière fois il y a toujours Jimi (Hendrix) au milieu, mais l’occasion est teintée de tristesse : le chanteur-guitariste est retrouvé mort dans une chambre d’hôtel et Toni rencontre Dennis et Rambò pour le saluer. Une salutation qui a le goût de l’adieu à une phase de la vie qui ne lui appartient plus, du moins en termes d’âge, et marque son entrée, non sans incertitudes, dans le monde des adultes.

“A love of Jimi” dit le titre même, c’est l’histoire d’un amour impossible et d’une éducation sentimentale. Avec la belle Marina, Toni-Jimi connaît les joies du sexe et aussi la frustration de ne pas pouvoir les vivre pleinement et sans pensées. C’est aussi un roman d’ensemble plein de personnages savoureux.

A commencer par Nonna Uccia, un mouchoir paysan noué sous le menton. Probablement à cause de la faim subie pendant la guerre, la grand-mère a une obsession – la nourriture – et devient un filet redoutablement sourd lorsqu’il s’agit de lui offrir un steak de poitrine “pallo”: “Nonna Uccia n’est décidément pas du genre à accepter l’idée. Je Je ne veux pas d’un plat qu’elle pense que je devrais manger. Bientôt, il le mettra devant moi et insistera à nouveau. À ce moment-là, j’ai deux options : le manger ou le jeter dans la cour en criant.

Nonna Uccia dirige le monde des adultes raconté dans le roman. Un monde fait de pères essayant de « corriger » leurs enfants, du jamais vu, et de mères forcément inquiètes. Et puis la grosse bande de potes : Dennis, Rambò, les Cammellona, ​​​​​​​​Zaf le fils pauvre qui tire son surnom de Zaff le père pauvre, le Toupet, pour n’en citer que quelques-uns.

Mauro Baldrati dessine des portraits précis, riches en détails. Il s’attarde sur quelques-uns des incontournables pour garçons de la fin des années 1960 : de la marinière bleue à boutons dorés au manteau en peau de mouton (que Rambò garde secrètement au sous-sol pour sa mère qui porte le manteau « merde de chameau ». » et une écharpe de la même couleur) aux pointes incommensurables des cols de chemise.

Et comme Baldrati est un écrivain noir, les méchants étaient incontournables : les frères Ceroni de Fusignano tiennent le rôle, mais on ne s’attarde pas sur eux pour ne pas trop en dévoiler. Disons que le rêve devenu réalité de Toni-Jimi se brise en mille morceaux comme du verre heurté par un violent rocher. Mais ne nous décourageons pas : tout n’est pas perdu et l’écriture nous sauvera.

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