Je voudrais aider mon ami qui souffre par amour

Être laissé pour compte est un événement très douloureux : on est désorienté, incrédule, blessé. Et lorsque notre meilleure amie est abandonnée, nous voyons avec empathie son grand chagrin. Souvent qui est laissé pour compte ? elle ne peut pas réagir immédiatement de manière saine et est submergée par un mélange de tristesse, de déception, de solitude et de colère. Du coup l’abandonné sent qu’il ne vaut rien pour l’ex ni même pour lui-même, un pauvre raté insensé qui avait de l’amour et de la confiance et celui qui est tombé amoureux d’un autre.

La situation est assez complexe, mais comme le dit une très vieille chanson de Venditti, “Il faudrait un ami pour t’oublier, pour oublier tout le mal”. Donc nous en sommes là, amis qui aident pour oublier le mal, solidaire, compréhensive, rassurante. Mais nous devons savoir comment.

1) Offre d’écoute (avec discrétion)

L’écoute est fondamentale dans la relation amicale et encore plus lorsqu’un ami est malade. Faisons-lui sentir que nous sommes occupés, même avec juste une mini voyelle pour dire “Comment vas-tu ?”. Mais ne la forçons pas à parler, l’étouffant avec mille questions ou la harcelant avec de longs discours dont elle se fout. Si elle veut se défouler, accueillez-la avec un câlin et un morceau de chocolat. Nous devons respecter ses moments “émotionnels”: Bien sûr, elle est heureuse de pouvoir compter sur nous, mais nous supposons qu’elle fait face à sa douleur très personnelle (et sa frustration, son humiliation, son indignation, sa colère, son désarroi) qu’elle doit gérer seule.

2) Mesurer (correctement) les mots

Même si nous les avons sur le bout de la langue, on repousse les phrases comment “Je t’avais dit que ça s’était mal terminé”, “Alors mieux vaut le perdre que de le retrouver”, “C’était un con, tu en trouves cent autres mieux que lui” ou pire “Bien sûr que tu as mis le tien là-dedans aussi”, “Tout le monde savait qu’il aimait ça là-bas”. Nous gardons pour nous les jugements sévères et les clichés qui pèseront sur notre ami. Et puis évitons d’être un prof tireur de pourboires, mais prenons son parti inconditionnellement, comme nous souhaiterions que quelqu’un nous fasse si nous étions dans une situation similaire.

3) Suggérer (sans insister)

Nous essayons de détourner ses pensées négatives occuper son esprit avec quelque chose d’amusant : nous pouvons lui offrir une sortie hors de la ville, un nouveau film à déguster au cinéma, une pizza au restaurant qui vient d’ouvrir, ou même une soirée à regarder en rafale une série d’horreur. Le mot de passe est llégèreté, qui ne veut pas dire superficialité. Sans sous-estimer sa situation, offrons-lui un moment de pause, un apéritif au calme, une balade dans le centre commercial. Mais évitons de traîner de force notre copine quelque part si elle n’aime pas ça.

4) Apprécier (avec affection)

Se sentir apprécié et valorisé est un véritable coup de pouce pour l’âme. Encore plus pour notre ami déprimé qu’en ce moment se sent mal et perdant : signalons-les quelle est sa force malgré tout, disons-lui que même si elle a jeté du maquillage et de l’assiette à la poubelle, elle est toujours la belle fille, avouons-lui que même si elle a du mal est toujours le meilleur BFF parler, rire, avouer un secret ou s’asseoir en silence en regardant couler une rivière. Avec sincérité, affection et complicité.

5) La convaincre de ne pas suivre les réseaux sociaux (pendant un certain temps)

Pour faire quelque chose de concret, on ose entreprendre une mission qui demande beaucoup de persuasion et une main ferme. Il consiste à présenter à l’ami gauche de arrêtez de suivre votre ex sur les réseaux sociaux, sinon, elle continuera à se faire mal en regardant les photos et vidéos de lui avec le nouveau côté, souriant et accroché, avec un côté de commentaires pleins de cœurs d’amis. S’il parvient à abandonner les réseaux sociaux pendant quelques jours, cela ne fera que l’aider. De plus, il ne sera pas tenté d’écrire des commentaires toxiques contre lui ou de le traquer par messages. Et au lieu de… pas de social, pas de douleur !

6) Guidez-la hors du tunnel

Il faut du temps pour renaître d’une déception amoureuse. Nous ne nous inquiétons pas pour notre petite amie en crise en la pressant de trouver un nouveau petit ami ou en lui disant d’arrêter d’être seule. Il n’y a rien de mal à en profiter un peu de solitude Pour nous regarder de plus près, précisons qu’aucun de nous ne se définit par des faits qu’elle a un homme à côté d’elle. Célibataire ne veut pas dire malheureux, mais bienheureux ! On cherche un sourire en elle et quand elle en fait enfin un, on comprendra qu’elle sort doucement du tunnel dans lequel elle s’est perdue.

7) Fixez une limite (douce)

Pour nous et pour lui nous essayons donner une limite au temps que nous passons avec notre ami. Autrement dit, nous n’abandonnons pas notre relation, nos obligations, les accords que nous avons. sans être grossier, nous pouvons reporter une réunion ou un appel téléphonique avec vous, nous nous en excusons car nous sommes occupés. Cela ne veut pas dire moins d’amis, juste être seul se soucier de la qualité du temps passer ensemble.

Et la science dit…

  • Une Étude UCLA (Université de Californie et Los Angeles) a constaté que : les femmes sont génétiquement prédisposées à se faire des amis et prendre soin des gens dans les moments de désespoir, tandis que les hommes sont plus susceptibles de réagir en s’enfuyant.
  • Une étude de l’Albert Einstein College of Medicine de New York a montré que chez les personnes laissées pour compte, les zones du cerveau impliquées sont celles lié à la douleur physique et au stress ainsi que ceux délégués au désir, mais aussi ceux-là mêmes qui s’activent lorsqu’un toxicomane entre en crise de sevrage.
  • Une étude publiée dans la revue américaine Revue de psychologie générale établit l’existence d’une zone dans le cerveau qui cela nous aide à répondre sortir des moments sombres, comme la fin d’un amour : c’est ce domaine qui, avec le temps, nous prédispose à nous ouvrir à un nouveau partenaire.

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