Cragno, le discours du roi : “Oui, je balbutie : et alors ? Ce ne sont pas les défauts qui te disent qui tu es”

“Il m’est arrivé d’appeler pour commander une pizza. Savez-vous ce qu’ils ont répondu ? “Excusez-moi, le téléphone portable ne fonctionne pas, je pense que le signal est faible, vous ne vous sentez pas bien”. travailler! ‘”. La maturité dans les petites choses. Alessio Cragnoancien gardien de but de Cagliari passé de quelques jours à Monza, balbutiait-il depuis qu’il était enfant. Il n’a pas peur d’en parler, de faire des interviews, de faire un discours aux fans. Cependant, la route n’a pas été facile. “A 16 heures sur la place de Brescia, lors de la présentation de l’équipe, il faut dire quelque chose. Tu es le plus jeune et c’est la première fois que tu parles devant autant de monde. Là, mon cauchemar s’est révélé : le microphone. Le microphone est bâtard. parce que pendant que vous parlez, vous n’entendez pas votre voix directement, mais à partir des haut-parleurs. Énorme”.

Cragno : “Je suis ceci et quand je bégaie rien ne se passe”

Le gardien qui est né il y a 28 ans à quelques kilomètres de Florence et portait également le maillot de l’équipe nationale a écrit une longue lettre au site Chroniques du vestiaire, racontant son problème (je n’ai pas honte de l’appeler “problème”) pour donner de la force à d’autres personnes qui souffrent de bégaiement. Et qui le remplissez de messages, remerciez-le pour son courage. “Enfant, je m’inquiétais de l’ambiance dans le journal, et je me demandais aussi ce qu’ils pensaient de mon bégaiement. Alors je me suis dit : ‘Je suis ça, il ne se passe rien.'” interview, ou si l’attachée de presse allait dites ‘Ne vous inquiétez pas, vous avez fait du bon travail'”.

Exercices de respiration, séances avec l’orthophoniste, beaucoup d’efforts pour s’améliorer. “Ils m’ont expliqué plusieurs fois comment ça marche. C’est une question de respiration. Si j’arrive à le garder constant, à l’heure, je bégaie à peine. Tout le monde – dit Cragno -, quand l’air commence à faiblir, il se raidit automatiquement. vous parlez jusqu’à ce que vous ayez fini là-bas de l’air dans vos poumons cela vous arrive aussi quelque chose de similaire m’arrive j’ai besoin de comprendre quand il n’y a pas d’air et de me détendre et de recommencer le problème est que vous n’avez pas de perception externe parfois la perception de vous-même est bien pire qu’il n’y paraît réellement.”

Cragno: “L’auto-ironie est nécessaire, ça ne vaut pas la peine de s’offenser”

Lors d’un match, le gardien de but crie, rappelle ses coéquipiers en position, quand il sort, il doit donner à quelqu’un le sentiment que le ballon suspendu en l’air lui appartient et à personne d’autre. Et il arriva qu’un adversaire, tel que… Patrick Cutrone l’année dernière dans Empoli-Cagliari, l’a insulté. L’agresseur s’est immédiatement excusé pour l’imbécile commis. “Le dressing – poursuit la lettre – est une soupe. Il y a celui sans cheveux, celui sans dent, celui qui avait d’autres choses… et donc, comme il se doit, j’y finis aussi. Vous pourriez vous mettre en colère, et entre-temps, vous vous embrouillez et quelqu’un fait une blague, nous éclatons tous de rire et arrêtons cela dépend de la façon dont vous le vivez : si c’est mauvais et que vous plaisantez à ce sujet, alors vous empirez un peu vous-même. l’ironie n’a jamais tué personne. Je considère une personne sensible, mais pas à ce sujet. Si j’étais aussi à propos du bégaiement, ce serait la fin. Ça n’en vaut pas la peine.

Cragno: “Quiconque se soucie de vous, attendez encore 10 secondes”

Le dernier grand défilé de Cragno est un message d’inclusion. “Ce ne sont pas vos défauts physiques qui vous définissent. Le monde ne s’effondre pas quand vous avez un œil enflé, vous sortez sans honte. Ne pouvez-vous pas parler aussi couramment que vous le souhaitez ? Les gens qui se soucient vraiment de vous vous allez vous attendre. Ces 10 secondes à la fin de la phrase ne changeront pas la vie ni pour eux ni pour vous”.

Le cadeau de Cragno aux fans est une histoire de vie personnelle. “Parfois, ma femme ne s’en rend même pas compte. Je lui dis ‘Merde, je n’ai pas pu dire cette phrase…’. Et elle : ‘Vraiment ? Comment tu n’as pas remarqué !’ Je n’ai jamais pensé à ce que je dirai à mes enfants s’ils me demandent d’expliquer pourquoi je parle comme ça.” Quelqu’un, après avoir pris le temps, devra aussi leur dire qu’ils ont un père spécial.

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