Salerne baroque : d’amour et de guerre

Vendredi 22 juillet VI rendez-vous de la saison de concerts “In cordis cordae”

Le baroque revient au baroque, vendredi 22 juillet, avec leAssociation culturelle d’Émilieprésidé par le contre-ténor Pascal Auricchioavec une soirée spéciale, pour le quatrième rendez-vous de l’affiche du concert saison 2022 intitulé “In cordis cordae”en collaboration avec l’archidiocèse de Salerne, avec le patronage moral de la municipalité de Salerne, qui offrira à 20 heures dans l’église de San Giorgio un concert monographique, dédié à Georg Friedrich Haendel, intitulé “De l’amour et de la guerre”.

La soirée accueillera comme protagonistes les la soprano Giada Campione, la ténor Leo Zappitelli et le claveciniste Marius Bartocini. Trois duos qui seront interprétés. Cela commence par “Dear sweet friend hug” de Poro, roi des Indes. Ce roi Poro dont la jalousie pour Cléophide est le noyau fondamental du drame sont trois ajouts importants aux points principaux du drame : c’est précisément ce duo Cléophide-Poro du deuxième acte qui renforce la supériorité des deux amants, dont l’intensité émotionnelle naît de l’essence du signe musical, avec une tension expressive incontournable.

Le personnage principal de l’opéra, Rinaldo, qui n’accomplit ici aucun acte héroïque, mais veut flirter avec Almirena, se voit présenter les deux airs “Ils plaisantent sur votre visage”. La relation musicale entre les deux personnages, cristallisée ici dans un duo amoureux typique, reproduit idéalement le sentiment : la relation entre les deux jeunes et leurs attentes sont représentées par l’interaction entre leurs voix. Pour conclure l’anthologie des duos de élégiaque “Quand le coeur te perd” qui conclut le deuxième acte de Ptolémée dans lequel le protagoniste forme un duo avec le lancinant Séleuce dans lequel le trio se débat avec la richesse des couleurs, toujours parfaitement en phase avec les ambiances élégiaques de la partition haendélienne, et avec la dynamique captivante, pourrait-on dire danse, de moments plus animés.

On passe ensuite aux airs avec “Malgré un visage ingrat” de Tamerlan de Haendel, avec Leo Zappitelli dans le rôle-titre, un air puissamment chanté. Puis ça monte dans les airs “Laissez-moi combattre des monstres et des joncs” de l’Acte I d’Orlando. Quand Angelica rencontre Orlando, elle fait semblant d’être jalouse de son sauvetage de la princesse Isabella, lui disant qu’il ne peut pas s’attendre à ce qu’elle aime un homme qui ne peut pas lui être fidèle. Orlando proteste qu’il ne pourra jamais aimer personne d’autre qu’elle et propose de tout faire pour le prouver, même en combattant des monstres féroces. Zappitelli continue de suivre les traces du Senesino avec le personnage de Bertarido dalla Rodelinda. Dans un bosquet de cyprès, Bertarido médite sur la vaine splendeur de sa tombe nouvellement érigée, aspirant au confort de sa femme bien-aimée et exaltant sa chanson « Où es-tu, bien-aimé ? » Et voici Dardano de l’Amadigi de Gaulda, avec son air du deuxième acte, “Je ressens une punition tyrannique dans mon cœur”, un véritable exercice d’interprétation d’une mélodie très proche de l’ambiance de “Laisse l’épine, saisis la rose”.

La soprano entre en scène, Giada Campione et Alcina se transforment de sorcière et reine confiante de ses arts de la séduction en femme amoureuse et désespérée : ce changement prend forme après la découverte de la trahison de Ruggiero, dans les airs « Ah, mon cœur ! on se moque de toi” au deuxième acte, qui n’est pas une vengeance orageuse comme on pourrait s’y attendre, mais une complainte sur un simple accompagnement, qui ne laisse place aux paroles menaçantes que dans la partie médiane rapide. Voici l’avance d’Adélaïde avec ” Blagues le vaisseau spatial dans la mer “, de Lothair, qui présente un développement mélodique très large et cantabile, entrecoupé de fleurs très denses qui portent la voix entre les espaces sidéraux. Armes et amours chez Jules César en Égypte, avec le ciel de Cléopâtre “Si tu n’as pas pitié de moi”: L’Anxiété de la reine d’Égypte se situe entre un récitatif accompagné et l’un des airs les plus enchanteurs et les plus émouvants de tout l’opéra, qui se situe au deuxième acte. Finale avec l’aria d’Ariodante, dans les bois Dalinda invoque l’éclair du ciel sur le traître Ponesso, “Négligent, qu’est-ce que tu fais ?” ce qui fait les contrastes de l’âme du personnage.

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