Comment sont les glaciers piémontais ? Le rapport Arpa

Les Alpes occidentales, qui comprennent les régions du Piémont et de la Vallée d’Aoste, conservent encore quelque 300 glaciers couvrant une superficie totale de 160 km2. Ils sont généralement de petite ou très petite taille (environ 80% ont une superficie inférieure à 0,5 km2) et nombre d’entre eux, notamment dans le Piémont, peuvent désormais être considérés comme des glacionevati, plutôt que comme de véritables glaciers.

Les variations morphologiques des glaciers, également causées par les changements climatiques en cours, peuvent déterminer d’importantes variations de danger : la transformation des glaciers de vallée en glaciers suspendus détermine une augmentation de la probabilité d’effondrement, tandis que l’augmentation de l’eau liquide causée par la montée du la température peut favoriser les phénomènes d’effondrement et de formation de glace.

Les risques d’origine glaciaire affectent également, avec des fréquences plus élevées que par le passé, la fréquence des glaciers, notamment en période estivale. L’augmentation des accidents sur les surfaces glaciaires doit tenir compte de l’effet conjugué de l’augmentation de la fréquentation des grimpeurs et des changements morphologiques et structurels sévères. Ces dernières années, l’accès aux glaciers est devenu plus difficile et les roches instables découvertes par le recul des glaces sont souvent sujettes à l’effondrement. Dans de nombreux cas, les itinéraires d’alpinisme classiques ont été modifiés pour éviter les zones devenues plus dangereuses.

Afin de vérifier les situations de risque potentiel liées à l’évolution des glaciers dans les Alpes piémontaises, Arpa Piemonte a réalisé une analyse préliminaire et rapide des principaux glaciers.

A partir de l’analyse historique des principaux événements affectant les hautes pentes alpines avec l’implication, parfois des zones anthropiques en aval, et en reliant les données disponibles sur les registres glaciaires publiés par le Comité glaciologique italien (CGI), les principales masses glaciaires sont soumises à une première analyse.

Les glaciers pris en compte dans cette analyse préliminaire sont 22 : North Sabbione (Formazza, VB) ; Sud Sabbione (Formazza, VB); Aurona – Monte Leone (Varzo, VB); Piccolo Fillar (Macugnaga, VB); Belvédère – Mont Rose (Macugnaga, VB); Signal (Macugnaga, VB); Locce Nord (Macugnaga, VB); Sesia-Vigne (Alagna Valsesia, VC); Piode (Alagna Valsesia, VC); Bors (Alagna Valsesia, VC); Roccia Viva (Locana, TO); Noaschetta Est (Noasca, TO); West Noaschetta (Noasca, TO); Basei (Ceresole Reale, TO); Calèche ouest (Ceresole Reale, TO); Nel (Ceresole Reale, TO); Mulinet Sud (Groscavallo, TO); Mer (Groscavallo, TO); Ciamarella (Balme, TO); Bessanese (Balme, TO); Croix-Rouge (Usseglio, TO); Coolidge (Crissolo, CN).

Le choix de ces glaciers a été déterminé par l’analyse historique des principaux événements qui ont affecté les versants piémontais dans le passé et a également été influencé par la présence actuelle d’alpinistes, de ski alpinistes et de randonneurs.

L’analyse préliminaire a indiqué une réduction globale des masses de glace, avec une diminution à la fois de l’épaisseur et de l’extension, se traduisant par un recul marqué du front et la rupture des corps glaciaires.

Les zones les plus glaciaires du Piémont se réfèrent aux altitudes les plus élevées, à savoir celles du Grand Paradis, du Mont Rose et du haut Val Formazza à Ossola. L’exposition et la morphologie des versants sur lesquels reposent ces glaciers ont un effet remarquable sur l’aspect actuel des accumulations de glace. Cela est particulièrement évident dans la région du Mont Rose où il existe une nette différence entre le bassin de la Sesia (face au sud) et celui de l’Anza (face à l’est et au nord). Les glaciers du Val Sesia sont petits et séparés les uns des autres ; tandis que ceux de la vallée d’Anzasca s’étendent sur de grandes parties de l’escarpement, souvent confluents et confluents en langues communes. Mais aussi le secteur d’Anza montre une évolution de déclin rapide conduisant à la formation de glaciers flottants dont la stabilité est étroitement liée à leur masse et à l’évolution du pergélisol.

“Les risques posés par les glaciers sont complexes et difficiles à prévoir – souligne Angelo Robotto, directeur général d’Arpa Piemonte – car ils dépendent à la fois du changement climatique et du positionnement spécifique du glacier, qui a ses propres caractéristiques en termes d’exposition, de sol , histoire. Cette complexité nécessite des études et des évaluations multidisciplinaires, impliquant des experts de différents secteurs scientifiques et spécifiques et à cet égard, la récente signature d’un accord avec le CAI, le Museo della Montagna et le CNR-IRPI est certainement une étape importante. Les modifications des milieux glaciaires sont généralement rares, mais lorsqu’elles se produisent, elles présentent souvent une très forte intensité, qui pourrait encore s’accroître dans les années à venir avec la hausse des températures ».

Dans le rapport approfondi réalisé par le personnel technique de l’Agence, vous trouverez les fiches descriptives spécifiques de l’analyse préliminaire des 22 glaciers des Alpes piémontaises étudiés.

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