en Émilie-Romagne il y en a 57

Le ministère de la Santé tente de freiner l’augmentation des cas de variole du singe en Italie et lance une nouvelle circulaire mettant à jour les informations sur la gestion de l’infection, les contacts étroits et les tests à effectuer. Selon la dernière enquête mise à jour à hier, les nouveaux cas de Monkeypox dans notre pays ont atteint 505, avec la présence de l’infection presque exclusivement chez les hommes, ils sont 501, par rapport aux femmes, dont 4 infections. En Lombardie, il y en a 232, tandis que la Lazio avec 104 et l’Émilie-Romagne avec 57 complètent le podium de ce classement peu enviable. La bonne nouvelle vient plutôt de la Basilicate, de la Calabre, du Molise, de l’Ombrie et du Val d’Aoste, où les cas stagnent. Dans le nouveau document, partagé avec l’Institut supérieur de la santé, l’Institut national des maladies infectieuses Ircss ‘Lazzaro Spallanzani’, les régions et les provinces autonomes et qui met à jour les informations de la circulaire du 25 mai, on lit que le suspect , devrait les cas probables et confirmés de monkeypox sont immédiatement signalés par le médecin traitant à l’ASL compétente et de là à la Région Autonome/Province. La région/province autonome envoie ensuite uniquement les cas probables et confirmés au ministère de la Santé à malinf@sanita.it, en indiquant dans l’objet « cas probable de Mpx » ou « cas confirmé de Mpx ». Pour les cas probables et confirmés avec des antécédents de voyage récents, la Région Autonome/Province doit également signaler le cas au Ministère de la Santé coordination.contactracing@sanita.it. Dans le cas de mouvements interrégionaux, la région/pa déclarante communiquera également le cas aux autres régions/pa concernées.

Gestion des cas et mesures de santé publique

Au niveau de la prise en charge des cas et des mesures de santé publique, le ministère de la Santé rappelle que le MPXV peut être transmis à toute personne, quelle que soit son orientation sexuelle ou son identité de genre, par contact avec des fluides corporels, contact avec des blessures ou objets partagés. Par conséquent, les cas doivent être isolés jusqu’à ce que les croûtes tombent de l’éruption, signalant la fin de l’infection. En présence de signes et symptômes ne nécessitant pas d’hospitalisation, le cas confirmé peut être suivi, si les conditions d’hébergement et sanitaires le permettent, à domicile selon des modalités définies localement, isolé même vis-à-vis des cohabitants et des éventuels autres soignants. Le sujet doit être informé du respect de toutes les mesures d’hygiène et de comportement à prendre pour éviter de transmettre la maladie à d’autres personnes. Un cas de MPX doit être suivi quotidiennement par téléphone par le service de prévention territorialement compétent.

“Éviter les contacts proches ou intimes”

La circulaire stipule que les cas à domicile doivent rester en isolement dans une pièce spéciale ; que des articles ménagers spéciaux (vêtements, draps, serviettes, ustensiles de cuisine, assiettes, verres) doivent être utilisés, qui ne doivent pas être partagés avec d’autres membres de la famille ; que tout contact avec des personnes immunodéprimées doit être évité jusqu’à la guérison de l’éruption cutanée. Le document demande d’éviter les contacts étroits ou intimes (câlins, bisous, contacts face à face prolongés dans des espaces clos) avec d’autres personnes jusqu’à la guérison complète de l’éruption cutanée, de fournir une hygiène des mains et respiratoire approfondie (au cas où et pour les membres de la famille ), utilisez un masque chirurgical en cas de contact avec d’autres personnes et évitez toute activité sexuelle jusqu’à ce que les croûtes tombent. Le ministère de la Santé précise ensuite que les cas doivent être conscients que l’utilisation du préservatif ne peut à elle seule offrir une protection complète contre l’infection à Mpxv, car le contact avec des lésions cutanées est nécessaire à sa transmission.

La circulaire vous invite également à ne sortir que temporairement de votre domicile (pour subir des examens médicaux et faire des exercices physiques nécessaires à votre stabilité mentale), à ​​condition de porter un masque chirurgical et que l’éruption soit couverte (vêtements à manches et pantalons longs). Il demande également d’éviter tout contact avec les animaux domestiques, notamment avec les rongeurs et les lagomorphes (souris, rats, hamsters, gerbilles, cobayes, écureuils, lapins, etc.). Le texte précise que tout contact récent avec ces animaux de compagnie doit être enregistré et signalé aux autorités vétérinaires afin de s’assurer qu’il est possible de mettre en quarantaine et de tester les animaux présentant des symptômes pouvant faire référence au MPX (fièvre, manque d’appétit, toux, écoulement nasal ou croûtes, conjonctivite, éruptions cutanées telles que pustules et cloques, en particulier sur les oreilles et autour des lèvres).

La livraison des déchets

Le document consacre également un espace à la gestion des déchets urbains (ménagers) des malades du monkeypox : il est recommandé d’arrêter la collecte sélective quelle que soit leur nature (verre, métal, déchets organiques, plastique et papier), et de les emballer soigneusement de manière à ce que les sacs ne sont pas endommagés et/ou contaminés de l’extérieur avec, par exemple, des gants jetables. En présence d’objets tranchants ou pointus ou en tout cas susceptibles de déchirer le boîtier (objets ou fragments de verre ou de métal), il convient de les réaliser avec un soin particulier, par exemple en les enveloppant dans du papier, pour éviter la rupture du sacs entraînant un risque de renversement du contenu. Il est également conseillé de collecter tous les déchets personnels (tels que les mouchoirs usagés, les bandages/gazes qui sont entrés en contact avec des fluides corporels ou des lésions cutanées) et les lingettes jetables utilisées pour le nettoyage et de les placer dans un sac séparé et fermé avant de les mettre dans le sac d’ordures non triées. Enfin, au moins deux sacs doivent être utilisés l’un dans l’autre ou en plus grand nombre, selon leur résistance mécanique. Ce choix a été fait afin de limiter au maximum les erreurs de collecte et de livraison des déchets afin de préserver la sécurité à domicile et la santé des acteurs écologiques chargés de la collecte des déchets.

Contacts étroits et symptômes

La circulaire du ministère de la Santé traite également des contacts proches, qu’il convient d’identifier au plus tôt et de sensibiliser à leur exposition et au risque de développer l’infection. Ils doivent également être informés des symptômes du MPX et du moment où les symptômes peuvent survenir. Pour les contacts étroits, il est recommandé d’auto-vérifier la fièvre (au moins deux fois par jour) ou d’autres symptômes attribuables au MPX (maux de tête, maux de dos, lymphadénopathie) ou une éruption cutanée de cause inconnue dans les 21 jours suivant la dernière exposition. Dans ce cas, il est nécessaire d’informer immédiatement le service de prévention et le médecin traitant, de s’isoler et d’éviter les contacts rapprochés y compris l’activité sexuelle, hors Mpx.

Sexe

Il est alors nécessaire de s’abstenir de toute activité sexuelle pendant 21 jours après la dernière exposition ou jusqu’à l’exclusion du MPX, de pratiquer une hygiène des mains et respiratoire soigneuse (se couvrir la bouche et le nez en cas d’éternuement ou de toux, avec des mouchoirs jetables correctement jetés et se laver souvent les mains), ainsi que d’éviter tout contact avec les personnes immunodéprimées, les enfants de moins de 12 ans et les femmes enceintes pendant 21 jours après la dernière exposition. Ce n’est pas tout. En effet, il sera nécessaire d’éviter tout contact direct étroit avec les animaux, y compris les animaux de compagnie, pendant 21 jours après la dernière exposition et de donner du sang, des cellules, des tissus, des organes, du lait maternel ou du sperme sous surveillance.

asymptomatique

Les contacts asymptomatiques qui surveillent bien et régulièrement leur état peuvent à la place poursuivre leurs activités quotidiennes de routine comme aller au travail et à l’école, car la quarantaine n’est pas nécessaire. Les autorités sanitaires locales peuvent choisir d’exclure les enfants d’âge préscolaire des garderies, des écoles maternelles ou d’autres établissements de groupe. Cependant, dans des contextes environnementaux et épidémiologiques spécifiques, l’application de mesures de quarantaine peut être requise sur la base des évaluations des autorités sanitaires. En ce qui concerne les contacts avec des expositions à faible risque, il est possible de surveiller passivement, d’effectuer une auto-surveillance et d’informer votre médecin généraliste et/ou les autorités sanitaires locales si des symptômes compatibles avec le MPX surviennent. Pour les contacts à faible risque, indique le document, il est recommandé de pratiquer une hygiène soigneuse des mains et des voies respiratoires pendant 21 jours après l’exposition, de surveiller vous-même les symptômes compatibles avec MPX (fièvre, éruption cutanée, lymphadénopathie) et de consulter votre médecin et/ou d’appeler la santé locale. services s’ils développent des symptômes (surveillance passive). Le document consacre également une partie au suivi des personnels de santé exposés. Ceux qui ont été témoins d’un cas probable ou confirmé de monkeypox doivent faire attention au développement de symptômes compatibles avec le MPX, en particulier dans les 21 jours suivant le dernier contact. Dans le texte, une grande partie est rapportée en ce qui concerne la thérapie vaccinale et la prophylaxie. L’homologation de contre-mesures médico-pharmacologiques, dont des antiviraux spécifiques (Tecovirimat homologué par l’Agence Européenne du Médicament – Ema), peut être envisagée dans le cadre de protocoles expérimentaux ou d’usage compassionnel, notamment pour les personnes présentant des symptômes sévères ou à risque. sur de mauvais résultats, comme les personnes immunodéprimées.

Vaccins

La circulaire rappelle que les vaccins actuellement disponibles contre le virus de la variole peuvent garantir une certaine efficacité, y compris contre la maladie du monkeypox, bien que les données pour étayer cette hypothèse soient encore limitées pour le moment. Pour cette raison, l’Organisation mondiale de la santé, qui a déclaré la variole du singe une “crise sanitaire mondiale” le 23 juillet 2022, a formulé des recommandations provisoires sur son utilisation dans le contexte épidémique actuel. Selon l’OMS, la vaccination de masse contre le monkeypox n’est actuellement ni exigée ni recommandée, tandis que pour les cas-contacts, une prophylaxie post-exposition (Pep) avec un vaccin approprié de deuxième ou troisième génération est recommandée, idéalement dans les quatre jours suivant la première exposition pour prévenir la début de la maladie. . Enfin, la prophylaxie pré-exposition (PrEP) est recommandée pour les professionnels de la santé à risque, le personnel de laboratoire travaillant avec le virus de l’orthopox et ceux effectuant des tests de diagnostic du monkeypox. La plupart des recommandations de l’OMS concernent l’utilisation non conforme des vaccins. Le seul vaccin antivariolique approuvé par l’EMA dans l’UE est le virus vaccinal vivant modifié Ankara-Bavarian Nordic (Mva-Bn), appelé Imvanex (Bavarian Nordic A/S). Enfin, la circulaire ministérielle précise que « des indications précises sur la stratégie de vaccination en Italie contre le monkeypox seront fournies lors d’une publication ultérieure ». (source Diré)

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