réflexions sur les évangiles festifs de Don Franco Mastrolonardo – Targatocn.it

A cette époque, Jésus dit à ses disciples :

« Ne crains pas, petit troupeau, car ton Père t’a volontiers donné le Royaume.

Vendez ce que vous avez et donnez-le en aumône ; faites des sacs qui ne vieillissent pas, un trésor en toute sécurité dans les airs, où le voleur ne vient pas et le ver de bois ne mange pas. Car là où est votre trésor, là aussi sera votre cœur.

Soyez prêt, avec vos vêtements serrés autour de vos hanches et les lumières allumées ; soyez comme ceux qui attendent leur maître quand il revient des noces, de sorte que quand il vient et frappe, ils l’ouvrent aussitôt.

Bienheureux les serviteurs que le maître trouve éveillés à son retour ; en vérité, je vous le dis, il mettra ses vêtements autour de ses hanches, les mettra à table, et viendra les servir. Et s’il les trouve au milieu de la nuit ou avant l’aube et les trouve comme ça, ils ont de la chance !

Essayez de comprendre ceci : si le propriétaire savait à quelle heure le voleur viendrait, il ne ferait pas cambrioler sa maison. Toi aussi, prépare-toi, car à une heure que tu n’imagines pas, le Fils de l’homme viendra.

Alors Pierre dit : « Seigneur, dis-tu cette parabole pour nous ou pour tout le monde ?

Le Seigneur répondit: “Qui est donc l’intendant fidèle et prudent que le maître nommera sur ses serviteurs pour donner la ration de nourriture en temps voulu?” Heureux ce serviteur qui trouvera son maître à son arrivée. En vérité, je vous dis qu’il lui confiera tous ses biens.

Mais si ce serviteur dit dans son cœur : « Mon seigneur est en retard », et se met à battre les serviteurs et les servantes, à manger, à boire et à s’enivrer, alors le maître de ce serviteur viendra un jour où il ne viendra pas. et à l’heure où il ne le saura pas, il le punira sévèrement et lui imposera le sort que méritent les mécréants.

Le serviteur qui, connaissant la volonté du maître, ne s’est pas arrangé ou n’a pas agi selon sa volonté, sera beaucoup battu ; celui qui, sans le savoir, a fait des choses dignes d’être vaincues en recevra peu.

A qui on donne beaucoup, on demandera beaucoup ; à qui beaucoup est confié, il en faudra beaucoup plus ». (Lc 12:32-48).

Aujourd’hui, 7 août, l’Église atteint le XIX Dimanche du temps ordinaire (année C, couleur liturgique verte). En cette période de fêtes, commenter l’Evangile de la Sainte Messe c’est : Don Franco Mastrolonardocuré de l’église du Gesù Redentore, à Riccione.

L’amour, la vie, les valeurs, la spiritualité sont contenues dans sa réflexion pour “Eclats de Lumière, Réflexions sur les Evangiles Festifs”, une chronique qui se veut une tendre caresse pour toutes les âmes de cette vallée de l’exil. Des pensées et des mots qui, avec le travail du designer de Bra Pinuccia Sardoils sont comme des étincelles pour attiser les raisons d’espérer.

Les Pères du Désert, grands maîtres spirituels des premiers siècles, soutenaient qu’il ne peut y avoir de prière sans la vigilance du cœur. La vigilance, quant à elle, va de pair avec l’attention. Ce sont deux attitudes étroitement liées. L’attention est le contraire de la superficialité et de la distraction, car elle signifie la capacité de se concentrer sur l’essentiel et de rester tendu à son égard. C’est attendre (attendre, en latin, signifie s’efforcer, lutter pour).

La vigilance est donc la garde de l’attention : on ne peut être attentif quand on est lourd et somnolent, quand la sobriété du cœur et de l’esprit fait défaut. A proprement parler, la vigilance est l’attitude d’une âme bien éveillée, qui feint d’être méfiante et prudente pour ne pas être prise au dépourvu par l’adversaire démoniaque, qui tente d’envahir l’esprit et le cœur.

A un frère trompé par la quiétude de son cœur, un moine âgé répondit que seul un cœur attentif permet de discerner la lutte : « Le frère lui répétait : je ne vois aucune lutte dans mon cœur. L’ancien répondit : Tu es un édifice ouvert de tous côtés. Tous ceux qui entrent chez vous partent quand ils veulent. Et toi, tu ne sais pas ce qui se passe. Si vous aviez une porte, si vous la fermiez et empêchiez les mauvaises pensées d’entrer, vous les verriez se tenir dehors et vous combattre.”

La porte de la vigilance est requise dans la spiritualité du désert pour empêcher les sens et le corps de tomber dans les pièges de l’ennemi. Aujourd’hui encore, par exemple, la psychologie nous conduit sur le même chemin. Tous les psychologues affirment que l’utilisation non réglementée et maladroite du smartphone perturbe l’équilibre mental des enfants et réduit l’attention et la concentration. Et savez-vous pourquoi? Parce qu’il n’y a pas de cadres sur le Web, il n’y a pas de frontière entre l’un et l’autre. Tout continue en tout. Au lieu de cela, il faut distinguer, séparer, ordonner, avoir des portes et des fenêtres.

Alors, tout comme alors, il faut de la vigilance et de l’attention. En grec, “attention” se dit “prosoché”. Et toujours en grec “prière” se dit “proseuche”. Pensez à la façon dont ils se ressemblent. Pas avant cela, les pères disaient que l’attention est la mère de la prière.

Maintenant, revenant à l’évangile et concluant, le serviteur est béatifié par Jésus précisément à cause de cette capacité de vigilance et d’attention. Il est éveillé et entier. Aussitôt elle s’ouvre pour le maître qui revient au milieu de la nuit. Et nous, d’un autre côté, sommes-nous éveillés comme ça ?

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