Copernicus, 20 ans de programme actif au service des citoyens

Copernicus est le programme d’observation de la Terre de l’Union européenne visant à surveiller la planète et son environnement au profit de tous les citoyens européens

par Alexandre Virgile

L’OCDE a estimé que près de 60% de l’économie spatiale mondiale repose sur les données satellitaires d’observation de la Terre, aujourd’hui essentielles pour de nombreuses activités économiques et de transport, ainsi que pour des raisons de sûreté et de sécurité, militaires bien sûr. En Europe, il existe un programme qui offre gratuitement de grandes quantités de ces données, est un facteur de croissance pour les entreprises et garantit un service à de nombreux acteurs du marché en favorisant leur croissance, aux institutions mais aussi aux citoyens. L’impact économique positif du programme s’élève à plus de 30 milliards d’euros et la création de plusieurs milliers d’emplois devrait être aisée. Mais la plupart des gens ignorent probablement sa présence, ses caractéristiques et même son nom : c’est le Programme Copernic. Ce nom désigne un ensemble complexe d’activités visant à utiliser les technologies spatiales pour l’observation, le contrôle et la prévention de ce qui se passe à la surface de la Terre, en particulier les aspects environnementaux et de sécurité. Son objectif principal est de collecter des informations sur le climat, l’atmosphère, mais aussi la mer, les mouvements de personnes et de biens à travers les frontières et les mers, ainsi que tout autre environnement sur la planète, afin de surveiller leurs éventuels problèmes ou changements. L’immensité du champ d’application ne doit pas être trompeuse, la technique géographique d’enquête et d’observation en est essentiellement une, avec quelques variantes visant des objectifs sectoriels.

Copernic est le programme d’observation de la Terre duUnion européenne, dédiée à la surveillance de la planète et de son environnement au bénéfice de tous les citoyens européens. Il fournit des services d’information, librement accessibles et gratuits, basés sur laObservation satellitaire de la Terre et données in situ (c’est-à-dire livrés à partir d’emplacements non spatiaux mais terrestres ou maritimes). Le programme est coordonné et géré par la Commission européenne et est mis en œuvre en collaboration avec les États membres, l’Agence spatiale européenne (ESA), l’Organisation européenne pour l’exploitation de satellites météorologiques (EUMETSAT), le Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (CEPMMT ), les agences de l’UE et Mercator Océan. Le programme utilise de grandes quantités de données provenant de satellites et de systèmes de mesure terrestres, aériens et marins pour fournir des informations qui aident les fournisseurs de services, les agences gouvernementales et d’autres organisations internationales à améliorer la qualité de vie des citoyens. 6 familles de satellites sont utilisées pour les levés Sentinelledéveloppé pour les besoins spécifiques du programme Copernicus. Sentinelle-1, -2, -3 Et -6 sont des satellites spéciaux, tandis que Sentinelle-4 Et -5 ce sont des instruments à bord des satellites météorologiques d’EUMETSAT. Sentinelle-5Pqui est le précurseur de Sentinelle-5, c’est aussi un satellite spécial ; l’Agence spatiale européenne (ESA) est responsable du développement de la composante spatiale du programme Copernicus et exploite les satellites Sentinel-1, Sentinel-2 et Sentinel-5P. L’ESA est également impliquée dans la mission terrestre Sentinel-3. EUMETSAT est responsable de la gestion des satellites Sentinel-3 et de la mission maritime, et gère et fournit également les produits des instruments Sentinel-4 et Sentinel-5 et les satellites Sentinel-6. L’ESA et EUMETSAT coordonnent le transfert des données de plus de 30 satellites faisant partie des missions participantes.

Le Copernic, créé en 2001 à l’occasion de la rencontre de Göteborg, fournit des outils efficaces pour pouvoir contrôler divers aspects climatiques et environnementaux de la Terre, au début il était aussi connu sous l’acronyme “GMES“Ce que l’expression indique”Surveillance globale de l’environnement et de la sécurité“. Comme l’objectif principal du programme est: rassembler tous les Les données en ce qui concerne les milieux marins, terrestres, atmosphériques, les aspects climatiques et les changements possibles, la prochaine étape et le but est celui de : étendre toutes les informations recueillies pour prendre les bonnes décisions. Les résultats du traitement sont envoyés par le programme aux organismes de contrôle appropriés, qui ont donc la possibilité d’étudier des informations mises à jour, d’analyser tous les aspects possibles et de vérifier ces données avec la précédente, afin de détecter d’éventuelles anomalies environnementales ou changements significatifs , important pour la sécurité environnementale de l’UE. En analysant les différents environnements du monde, les scientifiques peuvent également tenter de prédire la survenue de catastrophes naturelles. Aux différents domaines de recherche dans lesquels opère le programme s’ajoutent les enjeux de gestion de : Urgences Et Protection civile et celui de sécuritéen outre, les différents domaines sont divisés en études de suivi, dans lesquelles des informations sont également collectées sur : zones urbaines, sur l’agriculturesur le faire de la pêchesur le Agriculture. A cela s’ajoutent les analyses liées à l’aménagement du territoire, à la santé, à la durabilité environnementale, aux transports. Cette liste met en évidence l’énorme diffusion de l’application de ces données et donc leur valeur stratégique fondamentale. Un autre objectif du programme en question est donc de garantir à l’Union européenne un certain montant autonomie dans la capacité de détecter Les données en ce qui concerne les milieux terrestres et leur gestion, afin de ne pas dépendre de ce point de vue d’études menées par des pays extérieurs.

Les services du programme sont fournis sur la base du traitement des données environnementales collectées par les satellites d’observation de la Terre, ainsi que des capteurs sur placecomme les stations météorologiques, les centres de qualité de l’air, les centres de navigation aérienne et maritime et autres stations spécialisées. Cela permet non seulement d’enrichir et d’intégrer les données, mais aussi d’effectuer des recoupements entre les différentes mesures, ces capteurs sur place en effet, il permet de calibrer et de valider certaines données. Techniquement, cela fait partie de ce qu’on appelle la réanalyse (réanalyse), une méthode d’élaboration de jeux complets de données, combinant des estimations statistiques et diverses sources pour mieux analyser l’évolution dans le temps du système environnemental. Une réanalyse s’étend généralement sur plusieurs décennies ou plus et couvre l’ensemble du globe, de la surface de la Terre jusqu’à bien au-dessus de la stratosphère. Les produits de réanalyse sont largement utilisés dans la recherche et les services climatiques, pour identifier les causes des variations et des changements climatiques et pour faire des prévisions. Les informations issues de la réanalyse sont également utilisées dans des applications commerciales et commerciales dans des secteurs tels que l’énergie, l’agriculture, l’eau et les assurances. Un exemple positif auquel contribuer : trouver des solutions concrètes aux défis mondiaux communs.

Leave a Comment