Le poète Carlo Serafini dédie un poème à sa grand-mère récemment décédée

Le rendez-vous avec la poésie est de retour. La colonne est éditée par Carlo Serafini de Madonna dell’Olmo, qui présente aujourd’hui trois de ses œuvres.

Ce poème est dédié à ma chère grand-mère, récemment décédée, mais certainement dans le Royaume des Cieux, à cause de sa bonté et de son humilité infinies.

POUR GRAND-MÈRE

Quand le vent caresse

mon âme,

tes mains blanches se lèvent

comme des plumes de cygne.

Et je sais

qu’en passant devant un lac,

tu es l’eau

qui ondule dans mon regard.

je peux me tourner vers toi

dans mon erreur d’émotions,

qui restent suspendus

entre vérité et rêve.

Viens manger,

quand tu m’as appris la vie

sans jamais abandonner.

Grand-mère je te trouve partout

tu es de l’air pour moi

tu changes de forme,

une minute tu es un ange

écrire dans le ciel “je t’aime”

puis un coeur,

où ventiler ?

à ma joie.

Et les cirrus inconstants du destin

ils ne m’éloignent pas de toi.

tu es ce vent

qui sème le bien

et c’est là

que je vois deux mains de fée

qui guérissent mes membres fatigués.

Tu sais, le monde

avec ses costumes

ne me convient pas:

c’est pourquoi tu es ici

avec ta douce voix

qui calme ma colère inconsciente.

tu es mon refuge,

Ma deuxième maison

qui vit dans mon âme.

Tu as toujours été un bon exemple

tant pis je pars

doucement bercé par le vent,

me reflétant dans l’eau

où ton visage flotte.

Quand la joie parle au cœur et qu’elle est aimée en silence, elle vient un peu comme un bihoreau : la nuit tout est calme et la joie s’envole. Parce qu’alors je peux être vraiment heureux et laisser mes émotions mieux couler.

COMME UN HÉRON DE NUIT

le bonheur descend

comme un bihoreau

sur mon visage:

le ciel va etre magnifique

avec un peu de chance.

Mes rêves brillent

comme des fleurs de mai

au sommet du coeur,

les patients à s’épanouir

Le printemps prochain.

Et je suis assis dans une pièce vide,

maudire la vie

à mes mains propres du puits:

là dans l’âme

qui prêche en silence

sur la côte blanche

de quelques bonnes nouvelles.

C’est une vague qui submerge

mes émotions vagabondes.

Et je reste silencieux

avec des vers de rue

ces chiffres se rencontrent

puis de nouveaux entrelacs.

C’est la joie, c’est l’encouragement,

souffle dans une corne

résonner dans mon esprit

et poursuit les rêves prédits.

La garantie commerciale est tirée,

boucliers de la foi en la promesse :

et je m’attache au transport

de tant de merveilles,

voler comme des bihoreaux.

Si vous êtes incompris à bien des égards et que très peu de gens vous comprennent, c’est ce qui me produit. Entre larmes et espoir je me réveille, attendant une nouvelle aube. Parce que comme je le dis toujours… : pour moi le meilleur est à venir.

VOYAGEUR ABSENT MAIS UN JOUR…

De grandes surprises

flotteur

devant mon regard,

mais maintenant ombragé

de ce que c’est.

Le ciel est feu,

ainsi que mes membres fatigués,

usé à vie

suspendu

entre la fragilité d’une fleur

et la fureur d’un ouragan.

Mais je ne suis pas couvert d’écailles

le long d’une salutation tacite,

filtrer le verbe exister

Dans mes pensées,

ce timide et ignorant

absorbe toutes les nuances.

Mais Dieu a frappé sur mon âme

et je reste absent

comme la nuit sans désirs.

Pourtant ça brûle en moi

le désir de vengeance,

un seul souffle dans l’inconscient

il suffirait de tourner la page.

j’attends le destin

être généreux,

le coeur qui est sur le point de se libérer

des blagues décevantes

des gens.

Et donc je regarde vers le soleil

Je me garde une partie brillante,

une seule lueur

qui peut brûler toute peur.

Mais je souffre

ma vie suspendue

à un cri continu,

ma douleur comme un solitaire incompris

ils touchent mon âme,

comme des flèches empoisonnées.

Je m’effondre, je m’appuie contre un mur

pour conjurer toute malédiction,

pèlerin parmi mes émotions,

vagabond

dans un monde inadapté.

Il a soulagé toute la douleur

parfois

et je me promets

que le mal ne reviendra jamais.

Un jour…

ce sera calme le soir

et timide aube

d’un soleil agité

entre se lever et se reposer tranquillement,

je me vêtirai de ses rayons

et je vais pour le blanc.

Ce sera cette paix en moi,

Je saurai enfin qui je suis

libre de tout doute,

je montrerai mon visage

strié de larmes et de cicatrices,

mais aussi de lumière

ça ne va pas mourir.

Carlo Sérafinic

COIN

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